16 mars 2008
Petit jeu entre nous [Semaine de la langue française]
Dans le cadre de la Semaine de la langue française, le ton est donné...
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Dialogue de sourds
- …
- Tu te souviens ?
- Oui.
- Je t’avais écrit ton Royaume ; femme aux pensées verticales, oiseau rieur qui, dans un vol jubilatoire, tire une passerelle entre les nuages de la vie des autres, un rhizome dédié au bonheur.
- …
- Là, je te vois et j’ai mal à ton visage.
- Laisse-moi.
- Non, je ne te laisserai pas ! Un oiseau rieur ça sait pas nager. Et…
- …
- Tu as dû beaucoup pleurer non ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- …
- Parce ce que tu t’es laissée apprivoiser, manquer de tact et de respect ?
- …
- Parce qu’ils se sont attablés au festin de tes fragilités, ces buveurs de larmes, essences aux palabres qui aspirent la boussole de l’humain vers l’orient.
- …
- Rien n’est grave, tu sais ? Reprend-toi.
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Ô TOI !
O Toi ! Ô Toi ! Ô Toi !
J’aurai voulu trouver l’hardiesse de te tutoyer
Comme tu l’a fait d’emblée pour moi
J’aurai dû bousculer tout ce qui me fait foi
Au lieu de cela j’ai continué à te vouvoyer
J’aurai pu couper les sublimes élans
Jubilatoires de tes envies
Ternir un peu plus ta vie
T’empêchant d’exprimer tes sentiments
Et pourtant tu as eu le tact
De laisser pousser ces rhizomes
Sans point demander l’aumône
Pour établir entre nous un contact
Nous avons alors franchit une passerelle
Pour nous attabler en compagnie du bonheur
Avec nos deux corps et nos deux cœurs
Sur la mélodie sensuelle du plaisir charnel
Te vouvoyer n’était point de la condescendance
C’est depuis toujours mon rang qui me l’ordonne
J’aimerais aujourd’hui que tu me pardonnes
Hier tu es partie et j’aimerai régler mes créances
Je saurai apprivoiser le destin
Avoir comme seul point de repère ton visage
Accrocher le navire de mon amour sur ton rivage
Et éviter les palabres sans lendemain
Nord, Sud, Est, Ouest,
Point ne me sera nécessaire une boussole
Je suivrai le vol de la marivole
Pour partir sur le chemin de ta queste
Ton Serviteur
Le Maître du Manoir
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Une rencontre avec un lutin et un renard
Bonjour dit le lutin…
Bonjour, répondit le renard, qui se retourna mais ne vit rien.
Je suis là, dit la voix, sous l'arbre à PALABRE, passe la PASSERELLE et tu me verras,
Qui es-tu ?
Je suis le renard.
Viens jouer avec moi ? dit le lutin qui était triste.
Je ne puis jouer avec toi, dit le renard. Il faudrait m'APPRIVOISER !
Que signifie « apprivoiser » ? dit le lutin.
C'est une chose trop oubliée, dit le renard.
TOI tu n’es pas d'ici, que cherches-tu ? dit le renard
Je cherche les hommes dit le Lutin !
Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent.
Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre, dit le renard,
Tiens, je te donne ma BOUSSOLE dit le lutin tu es paumé,
Regarde ces RHIZOMES attention ça peut te faire tomber, dit le lutin
Puis le lutin revint à son idée:
Ma vie est monotone, je voudrais une vraie bouffée JUBILATOIRE comme j'aimerais en avoir plus souvent.
Tu es un homme de TACT dit le renard mais je n'ai pas besoin de toi…
Si dit le Lutin suis moi on va aller S'ATTABLER et manger un morceau.
Et quand l'heure du départ fut proche:
le renard prit son VISAGE dans ces mains et s'est mit a pleurer.
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TOI, tu étais sous l'arbre à PALABRE, épluchant quelques RHIZOMES
De l'autre côté de la PASSERELLE, des enfants jouaient, dansaient et chantaient
Cette effervescence JUBILATOIRE fît naître sur mon VISAGE un sentiment de bonheur
Mes pensées se mirent à vagabonder....
Souvenirs....
J'avais un jour perdu la BOUSSOLE qui devait me ramener en France
C'est ainsi que je m'étais retrouvée sur cette île perdue
Les indigènes et moi avons appris à nous APPRIVOISER, cela s'était passé avec TACT
Je fus sortie de ma rêverie par le gong annonçant qu'il était temps de S'ATTABLER pour un bon repas
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Toi
Passerelle entre nos deux coeurs
Tes mains rythment notre temps
Le visage de l'amour pour horizon
Nous nous attablons au banquet du bonheur
Mon âme apprivoisée s'étonne encore
Mon corps porte encore les stigmates
Des profondes blessures du passé
Ta présence jubilatoire en boussole
Me voilà pélerin des chemins lumineux
Qui contiennent les rhizomes des fleurs de l'avenir
Avec tact tu guéris mes maux rebelles
Et nos palabres sensuelles font soupirer la nuit...
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Il suffit d'apprivoiser le temps pour ne pas perdre la boussole de la vie.
Il faut agir avec tact pour ne pas se laisser emporter par la vitesse des heures qui défilent.
Chaque soir, je vais m'attabler et réfléchir avec toi du programme du lendemain.
Il suffit de jeter une passerelle entre ses désirs et la réalité, pour qui sait lire sur le visage des personnes croisées dans la journée, pour se rendre compte qu'il n'y a rien de jubilatoire dans ce monde.
Malgré tout, je ne me perdrai pas en palabres. Je ferai plutôt comme le rizhome des iris, je me glisserai sous la terre pour renaître plus loin.
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Toi contre moi
Dans un échange jubilatoire
Visage contre visage
Avec tact, attablés dans cette auberge
Dans l'attente de palabres inteminables
Véritables passerelles de notre amour
Toi contre moi
Visage contre visage
Attente d'un rhizome qui patiente
Rêvant peut être de racines interminables
D'une vie apprivoisée par les mains du jardinier
Nous, boussole dans la main
A la recherche du temps perdu.
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14 mars 2008
La Semaine de la Langue Française

10 mots à découvrir, 10 mots à insérer. 10 jours autour de 10 mots, thème la rencontre. Et l'imagination de parcourir les esprits du 14 au 24 mars 2008.
site officiel: Semaine de la Langue Française / possibilité de participer à la chaîne des mots!
Ecriture Artistique organise un atelier d'écriture le mercredi 19 mars 2008 à partir de 15h à la Librairie Vents d'Est 6 rue Sédillot 67000 Strasbourg- entrée libre. L'occasion de jouer avec les 10 mots tout en écriture! info: ecritureartistique@neuf.fr.
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Pour l'occasion je vous propose d'imaginer 1 texte (prose, poésie) en intégrant les 10 mots de la Manifestation. APPRIVOISER- BOUSSOLE- JUBILATOIRE- PALABRE- PASSERELLE- RHIZOME- S'ATTABLER- TACT- TOI- VISAGE . Vous pouvez envoyer votre participation à ecritureartistique@neuf.fr ou la poster directement dans les commentaires.
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08:18 Publié dans Divers- | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : langue, française, poésie, écriture, mots
03 mars 2008
L'éloge de l'autre [10ème printemps des poètes]
Dans la cadre du 10ème Printemps des poètes, le ton est donné...
Il à l’envers : elle
« Il tourne, se retourne,
tourne en rond, tourne alentour..
à l’endroit, à l’envers,
allant vers elle..
Elle l’attend, à l’entournure,
elle se tend, elle prend tournure..
elle tourne autour, il la voit nue,
tous ses atours, il tombe des nues..
Elle dévêtue, vétuste souvenir,
décents dessous, et lui dessus,
devenir sourd aux bruits de la rue..
il ferme les rideaux,
comme elle fermait les yeux sur la jouissance à venir..
le plaisir s’élançait au delà de la peau,
Devenu sire, elle ingénue,
lui à genoux, fou de désir..
la reine offerte tient les rênes,
l’arène lui offrit la défaite.
Plaidoirie d’insatisfaits,
plaies ouvertes,
doigts de fées recroquevillés..
Lassé du jour, il défait sa vie,
longs soupirs, et puis silence..
Il à l’envers : elle (II)
Il tourne, tourne en rond
cohabite avec ses souvenirs
soulevant les voiles,
saoul, le vent,
elle va venir le dévoiler..
Elle fuira avec lui son devenir,
fouillera en lui, à deux, venir..
elle sera son repentir,
il reprend d’elle, sans se mentir..
effusion, effet d’optique,
fusion d’aimés, sans plus d’effet..
Rythme hypnotique, tambour battant,
le temps lui cogne au tempes,
les draps trempés l’empêchent de fuir,
le ramènent à sa réalité,
souffle vital, corps alité..
ferme les yeux..
elle s’envole, s’évapore..
La porte s’ouvre sur un homme seul..
seuil de son lit, deuil de sa vie,
elle est partie.. il n’en peut plus..
elle est à part,
il après elle,
il n’est plus rien,
nous s’est éteint.. »
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Une perle rare
Tu es ce rayon qui s’échappe du soleil et qui chaque jour m’éclaire
Tu es cette force qui me pousse vers la lumière du savoir faire
Tu es le souffle de mes secondes qui me font respirer sur cette terre
Une perle rare sortie d’un diamant que la vie m’a généreusement offert
Ton intelligence survole chaque jour mon esprit sans jamais s’éloigner
Ta prudence enveloppe mon corps et me laisse atteindre une sérénité
Ta gentillesse dégage un parfum sur moi que les gens peuvent respirer
Ta générosité rempli les cœurs et donne l’espoir aux personnes désespérés
Ta semence à comblé mon être et a grandi pour m’offrir de beaux enfants
Ton regard contient chaque mot que j’écoute chaque jour inlassablement
Ta patience inonde mes gestes et mes pensées afin de d’avancer calmement
Ton sourire fait briller mes yeux et m’entraîne dans la joie incontestablement !
L’amour pour un homme qui a su tracer mon chemin en toute simplicité
Des sentiments pour un être qui a su m’apprendre à vivre avec fierté
Aucun adjectif n’est assez fort pour décrire la grandeur de ma moitié
Que dieu le protège et lui ouvre les portes du bonheur sans difficultés !
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Mille nuages d'argent,
Des rayons de soleil,
De pourpre et de diamant
Irradient mon sommeil.
Un homme habillé de lumière
M'a emmené au-delà des dunes,
Nous avons parlé des misères terrestres,
Vêtus d'un manteau de clair de lune.
Il n'y a plus de vrais sentiments ici-bas,
Son monde céleste tout entier me troubla,
Au flot d'harmonie, un chant d'amour vibra,
Qui sous une voûte de cristal m'emporta.
J'étais loin de notre monde de démence,
Il m'a fait découvrir sa magnificence,
Dans sa demeure, son trône de lumière,
Et ma place à ses côtés, auprès du Père.
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Toi, mon mari
J’avais vingt ans, il y a trente ans ;
Dans un bal je l’ai rencontré,
Au premier regard j’ai su que c’était lui.
Au fil des jours l’amour c’est installé,
J’ai découvert l’homme, le paysan ;
Il m’a ouvert son cœur et sa vie,
Je m’y suis engouffrée,
Comme une jeune fille en fleur !
De nos amours naissants,
De nos amours, sont nés nos enfants ;
De nos amours restent quelques pleurs,
De nos amours nous avons la fierté.
Unis encore, j’espère pour longtemps,
Mon homme, mon amant,
Ensembles nous serons grands-parents,
Ensembles nous bravons le temps.
Malade je suis,
A mes cotés tu es resté,
Et je t’en remercie.
Unis à jamais pour l’éternité,
Mon homme, mon mari,
Sans qui la vie,
Ne serait que chaos et regrets,
Ne serait que tristesse et ennui,
Merci d’être là encore pour moi,
Toi l’homme qui a su me faire aimer la vie,
Toi l’homme pour qui, si je pouvais, j’offrirais mes plus beaux attraits,
Toi l’homme avec qui l’existence reste une joie
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Je me promène seule dans la forêt,
La tempête hurle aux arbres dénudés.
J'ai vu une sorcière qui volait,
J'étais toute émerveillée.
Je tremble, je tremble d'effroi !
Ne cherche pas à comprendre pourquoi,
je suis seule au milieu de cette forêt,
Les pieds dans la mousse et la rosée.
Juste un bonheur qui meurt un instant,
Il y a un silence, un silence saisissant.
Puis la pluie tombe lentement,
Juste le bonheur de cet instant.
C'est un rêve imaginaire,
J'en suis tombée par terre.
J'ai peur de ma douleur,
Je partage mes craintes, mes peurs.
J'imagine un monde au loin,
Personne ne verrait mon chagrin.
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J'ai une amie virtuelle,
j'ai beaucoup d'affection pour elle,
Quand dans ma liste je la vois connecté,
Aussitôt ce sont des mots d'amitié,
Deux amies qui rient ensemble,
Deux amies qui se ressemblent.
Toujours les mêmes pensées,
Cette amitié est devenue une complicité...
Nous partagions nos peines nos joies...
Je n'oublierai pas ce qu'elle fait pour moi..
Avec elle, je me suis défoulée...
Nous avons bien rigolé.
Elle est surprenante..
Je dirais même délirante,
Une amie s'est sacré
Il faut en abuser car elle s'ennuierait.
Et nous rigolons encore et encore,
C'est pour ça que je l'adore.
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« Je suis l’autre »
Ecrivait Gérard de Nerval
Sous un de ses portraits
« Je est un autre »
Disait Arthur Rimbaud
« Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère! »
pour Baudelaire dans sa dédicace « Au lecteur » des FM
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L’autre pays
L’autre pays,
L’autre continent,
L’autre culture,
L’autre religion.
L’autre pays qui vous accueille
Quand l’autre pays, le vôtre vous rejette … sans avenir.
L’autre pays qui vous fait peur et vous captive
L’autre pays qui vous fait mal et vous enrichit
L’autre pays qui vous apprend l’autre
Que votre autre pays
Où vous devenez autre.
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Je n'ai pas eu à discuter
Ni à marchander
Ni à me mettre à genoux
Pour qu'il se fasse doux
Pour qu'il me dévoile sa tendresse
Sa tendresse qu'il cachait si bien
Sous son corps de vaut rien
Désirant que rien n'apparaisse
Sous son air de rien
Il cachait si bien
Un trésor de tendresse
Bien que rien n'apparaisse
Je ne me suis pas mise à genoux
Pour qu'il se fasse aussi doux
Le temps passe
Sans que je me lasse
De sa tendresse
De ses caresses.
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LETTRE OUVERTE A UNE DEMOISELLE
Mademoiselle,
Je tins à vous remercier
De m’avoir accompagné
Tout au long du chemin
Par ce beau mois de juin
J’ai trouvé votre compagnie délicieuse
Et votre senteur si précieuse
Qu’elle ravit encore mes narines
Tant vous fûtes fine
Nous ne nous connaissions point
Mais quand mon destin le votre a rejoint
J’aurai voulu qu’il en fut ainsi pour la vie
Tellement votre personne m’éblouît
Vous et votre si jeune corps
Que j’ai contemplé de dehors
Alors que de dessous les vêtements
Il eut été si appétissant
Mais votre honneur
Mérite d’autant plus de valeur
Que par tous vos refus
Vous préservez votre vertu
Vous devez avoir bien des prétendants
Issus de tous les rangs
Car votre beauté sublime
Pour tous est unanime
J’aurais accepté tous les liens
J’aurais quitté tous les miens
Pour être le premier
A dévoiler vos charmes secrets
Vous n’avez point voulu faillir
Aux assauts de mes désirs
Alors je vous ai écrit
Ce que j’ai ressenti
Je tins une dernière fois
A vous exprimer ma joie
Par ces quelques vers
Qui je l’espère vous seront chers
Alors vous jeune Demoiselle
Qui êtes encore pucelle
Et dans la fleur de l’âge
Acceptez ces quelques hommages
Votre Serviteur
Le Maître du Manoir
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A mon ami.
Après m'avoir serré la main
L'ami se retourne une fois
Et jamais moins,
C'est un trésor que celui-là
Ses yeux accompagnent mes pas
Sa main se lève,
Son sourire est comme un jardin
Tandis que la soirée s'achève
Je me sens bien.
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L'autre comme un miroir qu'elle imagine
L'image qu'on ne veut pas voir
Celle que l'on préfère mettre de côté
L'autre fait des gestes qu'on critique
Alors quand secret idem se propage de son côté.
L'autre, relation complexe
Qui parfois s'efface pour laisser place au savoir
L'autre comme un miroir qu'elle imagine
L'autre que finalement elle désire
Pour une fusion, relation platonique
Confusion d'une relation au bout de l'envie.
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Le chant du nouveau monde :
Je chante ton regard si nouveau sur le monde
Toi qui tendis la main à celle qui avait fui
Ton corps est percussions et tes mains sans relâche
Rythment tous les instants qui jallonnent ta vie
Tu es fleuve tranquille quand je suis cataracte
Tu te fais tsunami quand mes envies s'endorment
Une énergie vitale circule de toi à moi
Tu es pôle positif pour chasser toutes mes peurs
Puis tu changes de rôle pour calmer mes ardeurs
Toi qui sait consoler chacun de mes chagrins
Et éclairer d'espoir tous nos beaux lendemains
Désir infatigable et tendresse infinie
Tu tempêtes parfois sans que j'en vois la cause
Tu es mon partenaire, mon soutien, mon épaule
Je te connais si peu mais déjà je le sens
Tu es mon essentiel et le roc de mon âme
La terre où j'ai choisi de bâtir ma demeure
Formidable pari sur une vie qui commence
Tu m'ouvres le portail d'un nouvel univers
De tes yeux malicieux tu chavires mon monde
Et puis avec délice je me plonge toute entière
Dans l'eau de ton regard bienvaillant et frondeur
Si différent du prince qui hantait ma mémoire
Si évident depuis que tu bouscules ma vie.
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Eloge de l'autre par un autre
J’ai vu le regard de ton autre, tout à l’heure, et j’ai vu quelle fleur tu es ; fleur en terre au corps gracile, point rouge d’un horizon terni par le soleil, un coquelicot aux champs d’été.
J’ai vu le regard de l’autre, tout à l’heure, et j’ai vu quelle femme tu es ; vibration sensuelle au gré du vent de juin, pétale fragile distillé au vent des baladins, merveilleuse shakti.
J’ai vu votre regard, tout à l’heure, et j’ai vu quel ensemble vous êtes. J’étais con. C’était beau.
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Au printemps - de son unité, à tout prendre ? Epouser ses aspérités, ses velléités, ses méandres et, en contrepoint, jusqu'à ses lèvres - descendre s'inspirer de sa température pour ciseler le t.e.m.p.s. & le mieux suspendre*.
Des baisers : lui donner, lui rendre [Imparfait, parfait, plus-que-parfait] n'importe comment - plus t.e.n.d.r.e. en mémoire de son exposé sur "Le cercle vertueux de la thermolyse" [à apprendre] dont il ressort que "l'Empire des Sens renait invariablement de ses** cendres".
S'agréger à son altérité puisqu'il est impossible de se déprendre de cette gémellité qui possède [s'éprendre par polarisation - que l'on soit à Paris, Besançon, Bordeaux ou dans les Flandres].
Pyrograver l'histoire de l'a.r.m.u.r.e. - qu'elle ignore fendre - quand d'autres, riant du verbatim de C.a.s.s.a.n.d.r.e., n'ont réussi qu'à se méprendre sur la p.u.l.s.a.t.i.o.n. qu'il est loisible, par devers les préventions du métal, d'entendre.
Avec l'aimable renfort :
* de Charles : http://www.perte-de-temps.com
** d'un drôle d'oiseau [exposé au Louvre] : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a4/Phenix...
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L'autre…
L'autre c'est mon double mon bel alter ego
Lorsqu'il est là le monde me paraît plus beau
Pour nous comprendre il n'est pas besoin de paroles
Juste ma tête que je pose sur son épaule
L'autre c'est l'ange chaque fois présent
Quand dans mes nuits les rêves sont méchants
Qui me rassure avec son beau sourire
Nage près de moi dans ma mer de délires
L'autre c'est aussi une partie de moi
Qui m'oxygène en élixir de joie
Et si soudain un jour il me quittait
Oui ! c'est certain je serais amputée
L'autre c'est un tout comment vous l'expliquer
Partage d'amour et de complicité
Nous regardons dans la même direction
Celle qui guide nos pas vers la passion
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12:35 Publié dans pOésie | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poèmes, poète, printemps, éloge de l'autre
01 mars 2008
Le printemps des poètes

10 ème printemps des poètes
3 AU 16 MARS 2008
Jean-Pierre Siméon
Directeur artistique
Encore une fois la poésie est à l'honneur avec pour thème cette année L'ELOGE DE L'AUTRE. Inspiration, laissant une totale liberté à votre imagination je vous propose d'écrire un poème qui va trouver toute sa place dans cette 10ème édition.
Vous avez donc du 3 au 16 mars pour poster votre poème dans les commentaires ou par mail à ecritureartistique@neuf.fr
site officiel du Printemps des poètes
animations autour du printemps des poètes
Quelques participations ! Et vlan.... L'imagination!!!

14:34 Publié dans Divers- | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : poésie, poème, poète, printemps, imagination
01 février 2008
Petit jeu entre nous
Il te faut intégrer les 10 mots ci-dessous dans un texte de ton choix.
PRENDRE- PUNAISE- AMOUR- POLITIQUE- CITADELLE- SEMBLER- PLAT- POING- SPARTERIE- CIEL
Petite difficulté ton texte devra se terminer par "bout de scotch".
Tu peux envoyer ta composition par mail à ecritureartistique@neuf.fr ou la poster directement dans les commentaires!
A toi.
Version d'Ambroise
Prendre la punaise pour dégonfler le ballon en forme de coeur. L'amour et la politque n'ont jamais fait bon ménage. Normal! La citadelle que formait le batiment du ministère de la sparterie des Belges empêchait tout semblant de relation. Le plat total et profond. Je ferme mon poing et je gronde vers le ciel des mots que personne n'entend. Le ballon est mort, l'amour déjà n'est plus... Je tente une ultime tentative et rafistole le tout avec un bout de scotch.
_________________
Version d'Anne
Je regardais le ciel de la citadelle, je pensais "cette histoire n'a rien à voir avec la politique".
J'avais le poing serré, j'avais du mal à mettre à plat les pensées qui me tourmentaient le cœur.
Au loin les champs d'alfa, promis à la sparterie.
Il ne faisait pas semblant pourtant ! En y réfléchissant, j'ai voulu prendre une punaise pour coller son amour, mais j'ai fini par l'attraper avec un bout de scotch.
_________________
Version de Laura
Prendre une punaise
Pour clouer notre amour
Au mur à la place
D’un programme politique
Bâtir une citadelle
Tout autour pour
Sembler inviolable
Dans le plat d’un rêve
Vers le ciel gris
Brandir le poing
Et dans la sparterie
Tisser un lien infini
Pas besoin de ton bout de scotch!!!!....
___________________
Version de Noisette
Mon sujet va vous SEMBLER un peu étrange ! je viens d'entendre aux infos que Nicolas a épousé son AMOUR, mais avant son mariage il a aussi fait sa POLITIQUE il a une nouvelle fois tapé du POING sur la table, mais PUNAISE il a du caractère celui la ! comme il fait beau le CIEL est bleu, je vais allez me promener à la CITADELLE car j'ai vu un magasin ou ils vendent des chapeaux de SPARTERIE, je vais PRENDRE un sac assez grand pour l'emballer et le mettre a PLAT dans la voiture au besoins je rajouterais un bout de scotch.
__________________
Les 2 3 versions de Claude (le dernier pour la route)
Il va encore falloir PRENDRE le temps d'écrire à cette PUNAISE !!! Mais mon AMOUR ne s'embarasse point de POLITIQUE lorsqu'il s'agit de défendre la CITADELLE de mon coeur. Et même s'il peut vous SEMBLER que j'en fais tout un PLAT de cette séparation, c'est de mon POING que je détruirai tout ce que nous avons bâti, y compris cette SPARTERIE réalisé ensemble sous le CIEL de notre passion. Et je lui montrerai que je peux me débarrasser d'elle comme d'un vulgaire BOUT DE SCOTCH.
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C'est quoi ça ? Ces petits jeux où il faut écrire des textes avec des mots imposés ? Et puis, on ne sait même pas ce que certains signifient. Prenez SPARTERIE. Avant d'en trouver la signification, j'ai du me rendre à la CITADELLE, malgré un CIEL menaçant, afin de PRENDRE un dictionnaire. Il y est alors marqué : nf 1 Confection d'objets en fibres végétales. 2 Objet ainsi confectionné.
Alors, PUNAISE, c'est quoi ce délire ? Il n'y a donc pas plus simple ou plus intéressant ? La POLITIQUE ! Ca c'est un sujet important et primordial qui ne tombera jamais à PLAT. Mais SPARTERIE. N'importe quoi ! Qui peut être inspiré par un tel mot ? Et ça change quoi dans ma vie d'en connaître la signification ?
Attendez ! Attendez ! Laissez-moi réfléchir...
Je me rends compte que... finalement grâce à ce mot inconnu auparavant, je suis sorti de chez moi pour aller en ville, j'ai pris un dictionnaire, et j'ai finalement enrichi mes connaissances.
Et puis je peux vous l'avouer maintenant. Sur la route de la ville - je vous l'ai déjà dit, le ciel était menaçant - il a plu et un orage a éclaté. C'est alors qu'une jeune et jolie demoiselle s'est précipitée sous mon parapluie. Ce fut le coup de foudre. Non, ça n'a aucun rapport avec l'orage. C'est elle et moi ! Electrisés lorsque nos yeux se sont croisés !
Depuis, c'est l'AMOUR en lettres capitales ! J'aurai dû commencer par là. Si tel avait été le cas, et cela peut SEMBLER normal, j'aurai déserré mes POINGS et je n'aurai pas prononcé de diatribe contre la personne qui a eu cette idée saugrenue d'imposer SPARTERIE dans un texte. Pire, il aurait peut-être eu l'idée farfelue de demander de terminer un texte par : BOUT DE SCOTCH !!!
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Paul et Nèze se connaissent depuis maintenant 4 ans. La routine est apparue dans leur couple il y a quelques mois et Paul se fait taquiner par le démon de midi.
C'est pourquoi hier soir, il est allé voir le "SITE ADELE" qui propose aux personnes qui désirent des aventures extra conjuguales d'en profiter. D'ailleurs, dans sa charte de résultat, le site s'engage à ce que vous trouviez quelqu'un et l'écrit de la sorte "ÂME OU RRRR" !!! Le site est également gratuit, il est - dixit - consultable "SANS BLé".
Ainsi, hier soir, alors que Nèze était censée être à son travail, Paul était en relation internet avec une demoiselle qui l'invitait chez elle et lui expliquait :
" Pour venir chez moi, tu PRENDS DREUX à la sortie de l'autoroute et tu continues tout droit"
Paul, tout excité s'apprête à repondre lorsqu'il entend le bruit de la serrure de la porte d'entrée. Du coup, PAUL Y TIQUE...
"Quoi, Nèze est déjà de retour ?"
Il s'empresse alors d'écrire à sa correspondante :
"Faut que CH'PARTE. RIT pas, c'est sérieux, ma femme est en train de rentrer, on se recontacte demain..."
La réponse ne se fait pas attendre :
"C'est pas de POT, HEIN ? SI ELLE apprends ça, t'es foutu...
Il faut vite arrêter la liaison et faire diversion.
"Oh Nèze, tu es déjà de retour chérie ? Hum ! Tu ne sent pas une drôle d'odeur ? Ca PUE Nèze ! Tu a marché dans une crotte de chien ?"
"Mais non Paul, c'est juste de la boue... Sers-nous plutôt...."
"De la BOUE !?!"
"DEUX SCOTCHES..."
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Version de Petite Fleur
Ce jour était pour moi tout nouveau. Je prenais la direction de la citadelle où je devais retrouver mon amour. Le ciel, bleu, éclairé par le soleil, laissait paraître que tout allait bien. Mais ce que j’allais vivre allait prendre une tournure désagréable.
Arrivée dans cette bâtisse, je rejoignis immédiatement celui que j’avais élu l’homme de mon cœur. Mais dès que je l’aperçu dans l’entrée de la salle, je sentis tout de suite que quelque chose n’allait pas. Les poings serrés comme pour montrer son mécontentement, il s’approcha de moi et sans que je m’y attende, me mit une claque violente. Mon corps tomba sur le sol et il me sembla que tout s’écroulait sur moi. Sans que je sache pourquoi il avait fait ça, il me regarda et me dit :
« Tu es une vraie punaise ! Tu es allé voir ma mère pour lui parler des soucis qu’il y avait entre nous. Je pensais qu’au lieu de faire la politique de l’autruche, tu serais venu me parler à moi ! »
Ses paroles résonnaient dans ma tête. J’avais peur ; Alors, avant qu’il ne se serve de ses sparteries, je me relevais du sol ou j’étais tombé comme un œuf sur le plat tombe dans une poêle, et là je partis en courant, la peur au ventre, espérant qu’il n’essaie pas de me rattraper.
Jamais plus, à partir de ce moment, je ne pu retrouver l’amour, ayant été tellement terrorisée par cet homme pour lequel j’avais tant d’estime. Ma vie était devenue monotone, embrouillée avec ce souvenir épouvantable qui restait dans ma tête comme collé par un bout de scotch.
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Version d'Elisabeth
Prendre son coeur, c'est comme prendre une citadelle avec comme seule arme les poings. Prendre son coeur, c'est perdre son temps, même le ciel contre son indifférence ne peut rien, le miroir de ses yeux est vide d'amour. Il résiste à tous les discours. Le plus beau cadeau de sparterie que tu avais choisi pour lui, semblera insignifiant et plat comme la politique peut te sembler futile certains jours de fatigue. En souvenir, tu accrocheras sa photo au mur avec une punaise ou un bout de scotch...
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Version d'Enriqueta
Un ciel lumineux
Vint nous rendre visite
Il nous prit par la main
Faisant s'ouvrir nos poings
Et libéra nos coeurs
Anciennes citadelles
Il nous fit oublier
Querelles de politiques
Et sparteries antiques
Ecrasés tous nos doutes
Comme cafards ou punaises
Et nous croquons la vie
Comme plat de résistance
Il nous semble parfois
Que la joie nous invite
C'est l'amour qui nous veut
Du bonheur les amants Nos lettres déchirées
Ainsi rafistolées
Par l'espoir qui renaît
Et quelques bouts de scotch.
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Version Private Joker
En saison de fiel, la citadelle de Sparte se détachait sur un ciel couleur punaise. Principales activités de cette ère, sembler un vaurien et prendre ses aises. Comme encore, l'amour se posait au poing, le plat s'imposait au pied. La guerre tenait lieu de politique, l'esclavage paraissait liberté. Rien ne change, me direz-vous ? Si, bien sûr : la sparterie est aujourd'hui affaire d'alfa, on en oublie jusqu'à l'oméga. Que vivent donc nos philosophies de la miette de whisky, du bout de scotch.
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Version d'Estelle
Douleur sadique
Sur sa citadelle perchée
Ma douleur et la tienne conversent
En amour comme en politique
semblent elles penchées
Ni le bout du ciel unique
ni,les larmes que nos yeux déversent
Elle déguste son plat
Elle prend l'ame , le poing est lié
de sparterie useé ,de punaises infectées
Ma douleur contemple sur ma bouche
l'invisible,l'immonde bout de scotch
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Version Krismalo
Ciel!
Qu'elle est cette punaise
Survolant la citadelle aux ombres éteintes
Encore de la politique acrobatique
Il faut prendre l'Amour
Sans fermer le poing
Commentent les mouettes sans en faire un plat
Laissant la sparterie aux marais
Pour sembler ignorantes
Des touristes aux nouvelles
Sans bout de scotch!
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21:15 Publié dans Petit jeu de mots entre nous | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : écriture, poésie, jeux, mots, atelier, culture, littérature
11 janvier 2008
Le jeu de la nouvelle
Le jeu de la nouvelle commence. [Un Fiacre Noir, nouvelle tirée du recueil Matin de Chien de Rose d'Ambroise et Bernadette Revoux].
J’ouvre les yeux…J’aperçois dans un léger flou cette effroyable guirlande clignotante en face de moi…. J’émerge doucement … Autour de moi, une foule s’agite… Des formes indistinctes.
Mon lorgnon, où est mon lorgnon ?
Je repense à cet endroit glauque où les âmes viennent se perdre… Je peux encore ressentir l’étrange atmosphère qui s’y déverse, une lourdeur pesante qui vient se mélanger à une odeur pestilentielle de sardines en décomposition. Là-bas les âmes noient leur chagrin dans toutes sortes de spiritueux et finissent par se déverser dans les bidets des toilettes. J’ai du mal à bouger mes jambes… Que se passe-t-il ?
Je voulais juste méditer devant un bon café… Et je me retrouve là, gisant au sol devant cette bande de freluquets agités !
J’enfile mon lorgnon que je viens de retrouver dans la poche intérieure de mon trench, je vois mieux… Et je constate avec horreur que je me trouve toujours dans cet endroit. Comme pris au piège dans une errance qui me pousse à présent vers la folie…
Je ne peux pas bouger mes jambes… J’ouvre la bouche… Je crie, j’appelle, aucuns sons… Les autres me regardent comme si j’étais une bête de cirque victime de la stupidité dite humaine.
J’enrage de l’intérieur…
L’un deux s’approche de moi, une corne de rhinocéros dans sa main gauche… Je voudrais me lever, m’enfuir….
Et puis plus rien….
Juste un fiacre noir qui s’éloigne dans un impassible cliquetis.
A toi... [Imaginer une suite, l'envoyer à ecritureartistique@neuf.fr ou l'écrire dans les commentaires. !]
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"Une horloge sonne lugubrement les douze coups de minuit, un vertige s’empare de moi et je me retrouve à nouveau dans mon propre corps. Ma tasse de café est froide, je ne l’ai pas bu. Je vois au fond du bar le pauvre poisson qui, pendant quelques instants a abrité mon esprit. Mon absence a duré une demi-heure, les transportations durent de plus en plus longtemps et sont toujours des moments particulièrement angoissants. Je suis de plus en plus inquiet, à quoi cela me sert-il d’être dans le corps d’un autre être vivant ? A chaque fois je n’arrive même pas à comprendre que j’ai changé de corps, je ne fais qu’avoir peur et souffrir. J’ai déjà été successivement un cafard, une mouche, un moineau et aujourd’hui un poisson. J’aimerais pouvoir discuter de ce qui m’arrive à quelqu’un mais je ne vois pas à qui, si j’en parle à ma famille ils me prendront pour un fou et me feront enfermer dans un asile, si j’en parle à ma fiancée Amélie elle prendra peur et voudra rompre nos fiançailles et je ne peux plus en parler à Daniel puisque nous ne sommes plus amis. Daniel, mon ami d’enfance me manque terriblement, c’est vraiment dommage que je sois tombé amoureux de la jeune fille qu’il courtisait, la belle Amélie. Il ne m’a jamais pardonné de lui avoir volé le cœur de sa dulcinée, je me souviens qu’en apprenant la nouvelle il est entré dans une colère noire me traitant de tous les noms et me maudissant…Oui, je me souviens soudain qu’il me maudit ce jour là, juste avant de partir en Afrique, terre des sorciers. Qu’avait-il dit ? Je ne m’en souviens plus, ces transportations m’épuisent et me donnent des migraines. Je me lève pour rentrer chez moi, après une nuit de sommeil j’y verrai peut-être plus clair…Je suis inquiet, combien de voyages dans des corps étrangers vais-je encore entreprendre ? Combien de temps vont-ils durer ? Et surtout, ne vais-je pas un jour rester prisonnier d’un de ces corps ? Il fait froid en cette nuit de Janvier, je relève mon col et hâte le pas pour regagner ma demeure. "
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L’impassible cliquetis de la vieille tondeuse mécanique me tire peu à peu des brumes du sommeil. Putain, pensé-je in petto, Claire aurait quand même pu me laisser dormir un peu plus.
Abattu, je reste un moment inerte sur le lit. J’aurais bien pris un fiacre noir pour m’éloigner de tout cela, même sans savoir où il m’emmenait!
Le poids de la méchante routine retombe comme une chape de plomb sur mes épaules. Le plus malsain des mauvais rêves n’est rien à côté. Le rêve est éphémère. La nuit suivante, c’est une autre vie dans un autre monde.
Ma réalité n’est que mesquine et maussade, mais j’y replonge chaque matin avec un peu plus de dégoût, comme on réintègrerait un corps lourd et douloureux après un voyage astral.
Je suis fatigué. La semaine a été difficile. Le boss avait mis la pression, avec cette campagne d’affichage qui avait pris du retard, les enjeux financiers, tout ça… On ne m’aurait pas pardonné un nouveau retard. J’y suis allé, hier samedi, j’ai bouclé la maquette, je suis rentré hagard à 23 heures, tremblant de tout le café et le tabac absorbé pour tenir, n’ayant avalé qu’un infâme sandwich de toute la journée.
Claire était furieuse. Non seulement je n’avais toujours pas tondu la pelouse, mais je l’avais plantée là la moitié du week-end, avec les gosses.
Ce matin, elle me le fait payer.
Comment les choses ont-elles pu basculer si vite ?
Claire si gaie, Claire si tendre.
On s’était installé dans la vie comme devant un bon café. Il suffirait d’être deux, de s’aimer, de croire en soi, d’avoir les mêmes idéaux. On allait s’impliquer, foncer, faire du bon travail, honnête, sincère, dans un job qui nous plait. Et le soir, les vacances, se retrouver, s’aimer, dans une maison qui nous ressemble.
Oui, ce devait être chaud et vivifiant comme une bonne tasse de café.
Et puis les coups bas. Cet univers de création, de jeunesse, cet univers de couleur en lequel j’avais cru, mon job, qui s’était avéré….
oui… c’est cela au fond, pestilentiel, retors, un univers de jalousie et de coups bas, un univers étouffant et glauque de méfiance où l’on perd son âme. Quand j’y pense, toutes ces années où je n’ai rien vu….mon lorgnon, où est mon lorgnon ? Cet univers clinquant comme une hideuse et grotesque guirlande clignotante.
Et ces traîtres, soit disants amis, mentors, collègues, associés, ou subalternes, peu importe, tous prêts au croche-patte, au guet-apens pour accroître leur position, prêts à vous immobiliser et à vous nuire…. Oh, par des moyens civilisés, quelques mots vicieux dits incidemment, des documents ou des informations qui se perdent, une manœuvre si subtile que bien malin saurait dire d’où elle part et qui elle vise… mais qui font autant de mal qu’un coup de gourdin à vous briser les tibias, ou de corne de rhinocéros dans la nuque, tant qu’on est dans l’absurde.
Et Claire, pauvre Claire, au lieu de m’aider, elle m’enfonce la tête sous l’eau, elle se noie avec moi…non, c’est pire, sans le réaliser elle cogne avec eux.
Je m’ébroue. J’ai un torticolis, une vague nausée, la tête dans un étau.
Un dimanche qui s’annonce fichu, même pas reposant. Je ne serai même pas moyennement en forme pour retourner dans l’arène lundi.
Et Claire, et les enfants. Et ces rêves, signaux d’alarme de plus en plus explicites. Plus besoin de lorgnon, je vois bien les choses, maintenant.
J’enfile un jean et un sweat. Je sors dans le jardin, m’interpose devant la vieille tondeuse mécanique, qui stoppe. Je dis : « Claire, viens t’asseoir sur le banc, il faut qu’on cause »
« Veux-tu que je parte ? Si tu ne me supportes plus, OK, je pars. Si c’est pour continuer ainsi, à quoi bon…
Veux-tu que je reste ? Alors, on arrête. On redevient humains, civilisés, tu ne me fais plus payer mes difficultés de la semaine. On se reparle, on se réécoute , tu es avec moi et moi avec toi, on efface tout et on recommence. »
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Soudain, j'ouvre les yeux, réveillée par le cliquetis transformé en sonnerie de réveil. Je suis dans mon lit ! Je regarde l'heure au réveil près de mon lit : 7 h 30 ! Vite, je dois me lever ! D'un bond, j'ouvre les rideaux et la fenêtre. Le soleil n'est pas encore levé lui, mais je dois me préparer. Car j'ai un rendez-vous très important aujourd'hui ! J'ai mal à la tête et la bouche pâteuse. Je vais aller prendre un bon café pour oublier mon cauchemar de cette nuit. Ce n'est pas la grande forme mais il me faut absolument sortir pour rencontrer les personnes avec qui j'ai rendez-vous à 9 heures. Je cherche mes habits. Que vais-je mettre ? Je choisis un chemisier bleu et un pantalon noir. Je prends également mon blouson de cuir noir car il fait encore frais. Je me maquille pendant cinq minutes pour effacer mon teint pâle et me coiffe. Je prends mon sac. Je n'ai rien oublié ? Je fais encore une fois le tour de la chambre et de la salle de bains. Je prends les clefs de la voiture sans oublier celles de la maison car je vais rentrer tard encore une fois. En route pour le bureau... Je fonce mais déjà les embouteillages me bloquent à l'entrée de la ville. Je regarde ma montre. Ouf ! je suis rassurée, j'arriverai à l'heure, j'ai pris de l'avance encore une fois... le café a fait son effet. Je me sens mieux maintenant en écoutant cette chanson que j'aime tant. Je mets l'autoradio plus fort. Pour préparer ma journée difficile, rien de mieux. C'est vraiment le premier cadeau de la journée. J'ai de la chance. Toute la journée, j'entendrai cet air et ces paroles qui me permettront de supporter cette réunion d'affaires avec ces personnes que je trouve ridicules, rigides et guindées. Mais, je ne peux pas faire autrement, il faut avancer dans la vie.
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10:30 Publié dans Imaginer la suite... | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : poésie, texte, nouvelle, littérature, jeux, mots
08 janvier 2008
Imaginer la SUITE...
IMAGINER LA SUITE- LE JEU DE LA NOUVELLE
-Un début de nouvelle, plusieurs directions-
Le principe est simple, il te suffit d'imaginer la suite d'une nouvelle. Chaque mois, un début de nouvelle est mise en ligne sur le blog, à toi d'imaginer une suite et de l'envoyer à ecritureartistique@neuf.fr ou de l'écrire dans les commentaires.
Tu peux également proposer un début de nouvelle par e-mail uniquement à ecritureartistique@neuf.fr .
21:50 Publié dans Imaginer la suite... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : écriture, littérature, poésie, nouvelle, roman, livre
04 janvier 2008
Petit jeu entre nous.
Il te faut intégrer les 10 mots ci-dessous dans un texte de ton choix.
MAUVAIS- ROUGE- LUMIERE- CANARD- PANOPLIE- BUREAU- CHRONIQUE- SIDONIE- LEVER- GOURDE
Petite difficulté ton texte devra commencer par "Il était une fois".
Tu peux envoyer ta composition par mail à ecritureartistique@neuf.fr ou la poster directement dans les commentaires!
A toi.
Version de Laudith
Il était une fois, une fille prénommée SIDONIE qui possédait une tenue de CANARD d'un MAUVAIS ROUGE qu'elle avait reçu en cadeau de noël dans une PANOPLIE, cadeau qu'elle avait d'ailleurs demandé un jour à son père, étant dans le BUREAU de celui-ci, s'étant brusquement LEVER de son fauteuil surpris par la demande de sa fille, le papa lui demanda pourquoi ce choix, en fait elle voulait vaincre la peur CHRONIQUE qu'elle avait des ces volatiles, depuis cette GOURDE se promenait sous la LUMIERE des réverbères de la rue ainsi déguisée, en poussant des "coin-coin" ce qui faisait rire tout le quartier.
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Version d'Elisabeth
Il était une fois un petit bout de femme qui ressemblait à Sidonie (du feuilleton Aglaé et Sidonie). Elle ressentait un malaise chronique quand elle restait seule chez elle. Elle décida un jour de retapisser sa salle à manger qui avait un ton trop vif à son goût. La couleur rouge des murs lui rappelait un mauvais rouge qu'elle avait bu un jour et qui l'avait rendue malade comme un chien. Elle décida de changer également la décoration de son bureau qui manquait de lumière. Le samedi, au lever du jour, elle pris sa voiture pour aller chez IKEA à la sortie de la ville où elle habitait. Elle se trouvait tellement gourde de n'avoir pas pensé à visiter ce magasin tout neuf dont elle avait reçu un catalogue dans sa boîte aux lettres il y a un mois. Elle se rendit donc ce jour là, un jour où il faisait un froid de canard, dans ce magasin dont ses amies lui avait vanté la renommée. Elle y trouverait sûrement une panoplie de belles choses qui feraient son bonheur. Elle était toute émerveillée en entrant dans ce grand magasin. Elle passait et repassait dans les rayons, et en effet, elle y trouva tout ce qu'elle désirait. Elle rentra chez elle satisfaite.
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Version de Laura
Il était une fois,
Un mauvais choix.
Rouge de honte
Dans la blanche
Lumière, elle
Regarde
Le canard qui nage
Alors qu’elle coule
Avec sa panoplie lourde
D’accessoires
De bureau ; chronique
De Sidonie la gourde
Qui est trop lasse
De se lever chaque
Matin pour vivre.
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Version Enriqueta
Il était une fois…
Aglaé était l’oie
Sidonie la cochonne
Il y avait aussi
Le canard saturnin
La petite Fifi
Dressant ses grandes nattes
Et toute la panoplie
Des souvenirs d’enfance
Je me souviens ici
Des visites de nounours
Au lever de ma vie
Chronique années soixante
Quand la boîte à lumière
S’appelait télévision
Point de rouge, de couleur
Le noir et blanc seulement
Et puis notre imagination
Pour les mauvais jeudis
De pluie ou bien de glace
Qu’il est doux ce voyage
Que je fais grâce à vous
Ecrivant ce poème
Penchée sur mon bureau
Penchée sur mon enfance
Grâce à ces quelques mots…
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Version Estelle
Il était une fois une belle plante qui avait la démarche d'un canard ,pourtant lorsqu'elle mettait ses dessous d'un rouge écarlate ,elle se transformait en la belle sidonie que désiraient tout les mâles de la région.
Une petite lumière douce éclairait son nid d'amour ,elle avait en plus de ses dessous un porte cigarette pour occuper sa bouche (sidonie n'embrassait jamais ses partenaires)et des talons aiguilles qui lui servaient d'arme lorsqu'un client devenait trop agressif
Cette panoplie ne la quittait jamais ,sauf un soir, se croyant en sécurité (elle acceptait les femmes aussi ) elle la déposa sur une petite table qui lui servait de bureau ,ce fut un mauvais choix ,un choix fatal
Le lendemain on pouvait lire dans toutes les chroniques,:LA GOURDE A ETE ASSASSINEE :tous les habitants ont eu pitié en voyant sa bouche ensanglantée ,et ses talons aiguilles plantés dans sa gorge .
Au lever du jour , la femme du maire avait trouvé ce même journal et y donna un coup de pied "bon débarras marmonna- t- elle tout bas" :mon mari ne découchera pus enfin!!
19:30 Publié dans Petit jeu de mots entre nous | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : jeux, mots, écriture, atelier, poésie, texte




