01 février 2008

Petit jeu entre nous

Il te faut intégrer les 10 mots ci-dessous dans un texte de ton choix.

PRENDRE- PUNAISE- AMOUR- POLITIQUE- CITADELLE- SEMBLER- PLAT- POING- SPARTERIE- CIEL

Petite difficulté ton texte devra se terminer par "bout de scotch".

Tu peux envoyer ta composition par mail à ecritureartistique@neuf.fr ou la poster directement dans les commentaires!

A toi.

Version d'Ambroise

Prendre la punaise pour dégonfler le ballon en forme de coeur. L'amour et la politque n'ont jamais fait bon ménage. Normal! La citadelle que formait le batiment du ministère de la sparterie des Belges empêchait tout semblant de relation. Le plat total et profond. Je ferme mon poing et je gronde vers le ciel des mots que personne n'entend. Le ballon est mort, l'amour déjà n'est plus... Je tente une ultime tentative et rafistole le tout avec un bout de scotch.

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Version d'Anne

Je regardais le ciel de la citadelle, je pensais "cette histoire n'a rien à voir avec la politique".
J'avais le poing serré, j'avais du mal à mettre à plat les pensées qui me tourmentaient le cœur.
Au loin les champs d'alfa, promis à la sparterie.
Il ne faisait pas semblant pourtant ! En y réfléchissant, j'ai voulu prendre une punaise pour coller son amour, mais j'ai fini par l'attraper avec un bout de scotch.

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Version de Laura

Prendre une punaise
Pour clouer notre amour
Au mur à la place
D’un programme politique

Bâtir une citadelle
Tout autour pour
Sembler inviolable
Dans le plat d’un rêve

Vers le ciel gris
Brandir le poing
Et dans la sparterie
Tisser un lien infini

Pas besoin de ton bout de scotch!!!!....

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Version de Noisette

Mon sujet va vous SEMBLER un peu étrange ! je viens d'entendre aux infos que Nicolas a épousé son AMOUR, mais avant son mariage il a aussi fait sa POLITIQUE il a une nouvelle fois tapé du POING sur la table, mais PUNAISE il a du caractère celui la ! comme il fait beau le CIEL est bleu, je vais allez me promener à la CITADELLE car j'ai vu un magasin ou ils vendent des chapeaux de SPARTERIE, je vais PRENDRE un sac assez grand pour l'emballer et le mettre a PLAT dans la voiture au besoins je rajouterais un bout de scotch.

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Les 2 3 versions de Claude (le dernier pour la route)

Il va encore falloir PRENDRE le temps d'écrire à cette PUNAISE !!! Mais mon AMOUR ne s'embarasse point de POLITIQUE lorsqu'il s'agit de défendre la CITADELLE de mon coeur. Et même s'il peut vous SEMBLER que j'en fais tout un PLAT de cette séparation, c'est de mon POING que je détruirai tout ce que nous avons bâti, y compris cette SPARTERIE réalisé ensemble sous le CIEL de notre passion. Et je lui montrerai que je peux me débarrasser d'elle comme d'un vulgaire BOUT DE SCOTCH.

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C'est quoi ça ? Ces petits jeux où il faut écrire des textes avec des mots imposés ? Et puis, on ne sait même pas ce que certains signifient. Prenez SPARTERIE. Avant d'en trouver la signification, j'ai du me rendre à la CITADELLE, malgré un CIEL menaçant, afin de PRENDRE un dictionnaire. Il y est alors marqué : nf 1 Confection d'objets en fibres végétales. 2 Objet ainsi confectionné.

Alors, PUNAISE, c'est quoi ce délire ? Il n'y a donc pas plus simple ou plus intéressant ? La POLITIQUE ! Ca c'est un sujet important et primordial qui ne tombera jamais à PLAT. Mais SPARTERIE. N'importe quoi ! Qui peut être inspiré par un tel mot ? Et ça change quoi dans ma vie d'en connaître la signification ?

Attendez ! Attendez ! Laissez-moi réfléchir...

Je me rends compte que... finalement grâce à ce mot inconnu auparavant, je suis sorti de chez moi pour aller en ville, j'ai pris un dictionnaire, et j'ai finalement enrichi mes connaissances.

Et puis je peux vous l'avouer maintenant. Sur la route de la ville - je vous l'ai déjà dit, le ciel était menaçant - il a plu et un orage a éclaté. C'est alors qu'une jeune et jolie demoiselle s'est précipitée sous mon parapluie. Ce fut le coup de foudre. Non, ça n'a aucun rapport avec l'orage. C'est elle et moi ! Electrisés lorsque nos yeux se sont croisés !

Depuis, c'est l'AMOUR en lettres capitales ! J'aurai dû commencer par là. Si tel avait été le cas, et cela peut SEMBLER normal, j'aurai déserré mes POINGS et je n'aurai pas prononcé de diatribe contre la personne qui a eu cette idée saugrenue d'imposer SPARTERIE dans un texte. Pire, il aurait peut-être eu l'idée farfelue de demander de terminer un texte par : BOUT DE SCOTCH !!!

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Paul et Nèze se connaissent depuis maintenant 4 ans. La routine est apparue dans leur couple il y a quelques mois et Paul se fait taquiner par le démon de midi.

C'est pourquoi hier soir, il est allé voir le "SITE ADELE" qui propose aux personnes qui désirent des aventures extra conjuguales d'en profiter. D'ailleurs, dans sa charte de résultat, le site s'engage à ce que vous trouviez quelqu'un et l'écrit de la sorte "ÂME OU RRRR" !!! Le site est également gratuit, il est - dixit - consultable "SANS BLé".

Ainsi, hier soir, alors que Nèze était censée être à son travail, Paul était en relation internet avec une demoiselle qui l'invitait chez elle et lui expliquait :

" Pour venir chez moi, tu PRENDS DREUX à la sortie de l'autoroute et tu continues tout droit"

Paul, tout excité s'apprête à repondre lorsqu'il entend le bruit de la serrure de la porte d'entrée. Du coup, PAUL Y TIQUE...

"Quoi, Nèze est déjà de retour ?"

Il s'empresse alors d'écrire à sa correspondante :

"Faut que CH'PARTE. RIT pas, c'est sérieux, ma femme est en train de rentrer, on se recontacte demain..."

La réponse ne se fait pas attendre :

"C'est pas de POT, HEIN ? SI ELLE apprends ça, t'es foutu...

Il faut vite arrêter la liaison et faire diversion.

"Oh Nèze, tu es déjà de retour chérie ? Hum ! Tu ne sent pas une drôle d'odeur ? Ca PUE Nèze ! Tu a marché dans une crotte de chien ?"

"Mais non Paul, c'est juste de la boue... Sers-nous plutôt...."

"De la BOUE !?!"

"DEUX SCOTCHES..."

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Version de Petite Fleur

Ce jour était pour moi tout nouveau. Je prenais la direction de la citadelle où je devais retrouver mon amour.  Le ciel, bleu, éclairé par le soleil, laissait paraître que tout allait bien. Mais ce que j’allais vivre allait prendre une tournure désagréable.
Arrivée dans cette bâtisse, je rejoignis immédiatement celui que j’avais élu l’homme de mon cœur. Mais dès que je l’aperçu dans l’entrée de la salle, je sentis tout de suite que quelque chose n’allait pas. Les poings serrés comme pour montrer son mécontentement, il s’approcha de moi et sans que je m’y attende, me mit une claque violente. Mon corps tomba sur le sol et il me sembla que tout s’écroulait sur moi. Sans que je sache pourquoi il avait fait ça, il me regarda et me dit :
«  Tu es une vraie punaise ! Tu es allé voir ma mère pour lui parler des soucis qu’il y avait entre nous. Je pensais qu’au lieu de faire la politique de l’autruche, tu serais venu me parler à moi ! »
Ses paroles résonnaient dans ma tête. J’avais peur ; Alors, avant qu’il ne se serve de ses sparteries, je me relevais du sol ou j’étais tombé comme un œuf sur le plat tombe dans une poêle, et là je partis en courant, la peur au ventre, espérant qu’il n’essaie pas de me rattraper.
Jamais plus, à partir de ce moment, je ne pu retrouver l’amour, ayant été tellement terrorisée par cet homme pour lequel j’avais tant d’estime. Ma vie était devenue monotone, embrouillée avec ce souvenir épouvantable qui restait dans ma tête comme collé par un bout de scotch.  

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Version d'Elisabeth

Prendre son coeur, c'est comme prendre une citadelle avec comme seule arme les poings. Prendre son coeur, c'est perdre son temps, même le ciel contre son indifférence ne peut rien, le miroir de ses yeux est vide d'amour. Il résiste à tous les discours. Le plus beau cadeau de sparterie que tu avais choisi pour lui, semblera insignifiant et plat comme la politique peut te sembler futile certains jours de fatigue. En souvenir, tu accrocheras sa photo au mur avec une punaise ou un bout de scotch...

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Version d'Enriqueta

Un ciel lumineux
Vint nous rendre visite
Il nous prit par la main
Faisant s'ouvrir nos poings
Et libéra nos coeurs
Anciennes citadelles
Il nous fit oublier
Querelles de politiques
Et sparteries antiques
Ecrasés tous nos doutes
Comme cafards ou punaises
Et nous croquons la vie
Comme plat de résistance
Il nous semble parfois
Que la joie nous invite
C'est l'amour qui nous veut
Du bonheur les amants                                                                                                                                    Nos lettres déchirées
Ainsi rafistolées
Par l'espoir qui renaît
Et quelques bouts de scotch.

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Version Private Joker

En saison de fiel, la citadelle de Sparte se détachait sur un ciel couleur punaise. Principales activités de cette ère, sembler un vaurien et prendre ses aises. Comme encore, l'amour se posait au poing, le plat s'imposait au pied. La guerre tenait lieu de politique, l'esclavage paraissait liberté. Rien ne change, me direz-vous ? Si, bien sûr : la sparterie est aujourd'hui affaire d'alfa, on en oublie jusqu'à l'oméga. Que vivent donc nos philosophies de la miette de whisky, du bout de scotch.

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Version d'Estelle

Douleur sadique

Sur sa citadelle perchée
Ma douleur et la tienne conversent
En amour comme en politique
semblent elles penchées
Ni le bout du ciel unique
ni,les larmes que nos yeux déversent

Elle déguste son plat
Elle prend l'ame , le poing est lié
de sparterie useé ,de punaises infectées
Ma douleur contemple sur ma bouche
l'invisible,l'immonde bout de scotch

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Version Krismalo

Ciel!
Qu'elle est cette punaise
Survolant la citadelle aux ombres éteintes
Encore de la politique acrobatique
Il faut prendre l'Amour
Sans fermer le poing
Commentent les mouettes sans en faire un plat
Laissant la sparterie aux marais
Pour sembler ignorantes
Des touristes aux nouvelles
Sans bout de scotch!

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11 janvier 2008

Le jeu de la nouvelle

Le jeu de la nouvelle commence. [Un Fiacre Noir, nouvelle tirée du recueil Matin de Chien de Rose d'Ambroise et Bernadette Revoux].

J’ouvre les yeux…J’aperçois dans un léger flou cette effroyable guirlande clignotante en face de moi…. J’émerge doucement … Autour de moi, une foule s’agite… Des formes indistinctes.
Mon lorgnon, où est mon lorgnon ?
Je repense à cet endroit glauque où les âmes viennent se perdre… Je peux encore ressentir l’étrange atmosphère qui s’y déverse, une lourdeur pesante qui vient se mélanger à  une odeur pestilentielle de sardines en décomposition. Là-bas les âmes noient leur chagrin dans toutes sortes de spiritueux et finissent par se déverser dans les bidets des toilettes. J’ai du mal à bouger mes jambes… Que se passe-t-il ?
Je voulais juste méditer devant un bon café… Et je me retrouve là, gisant au sol devant cette bande de freluquets agités !
J’enfile mon lorgnon que je viens de retrouver dans la poche intérieure de mon trench, je vois mieux… Et je constate avec horreur que je me trouve toujours dans cet endroit. Comme pris au piège dans une errance qui me pousse à présent vers la folie…
Je ne peux pas bouger mes jambes… J’ouvre la bouche… Je crie, j’appelle, aucuns sons… Les autres me regardent comme si j’étais une bête de cirque victime de la stupidité dite humaine.
J’enrage de l’intérieur…
L’un deux s’approche de moi, une corne de rhinocéros dans sa main gauche… Je voudrais me lever, m’enfuir….
Et puis plus rien….
Juste un fiacre noir qui s’éloigne dans un impassible cliquetis.

A toi... [Imaginer une suite, l'envoyer à ecritureartistique@neuf.fr ou l'écrire dans les commentaires. !]

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"Une horloge sonne lugubrement les douze coups de minuit, un vertige s’empare de moi et je me retrouve à nouveau dans mon propre corps. Ma tasse de café est froide, je ne l’ai pas bu. Je vois au fond du bar le pauvre poisson qui, pendant quelques instants a abrité mon esprit. Mon absence a duré une demi-heure, les transportations durent de plus en plus longtemps et sont toujours des moments particulièrement angoissants. Je suis de plus en plus inquiet, à quoi cela me sert-il d’être dans le corps d’un autre être vivant ? A chaque fois je n’arrive même pas à comprendre que j’ai changé de corps, je ne fais qu’avoir peur et souffrir. J’ai déjà été successivement un cafard, une mouche, un moineau et aujourd’hui un poisson. J’aimerais pouvoir discuter de ce qui m’arrive à quelqu’un mais je ne vois pas à qui, si j’en parle à ma famille ils me prendront pour un fou et me feront enfermer dans un asile, si j’en parle à ma fiancée Amélie elle prendra peur et voudra rompre nos fiançailles et je ne peux plus en parler à Daniel puisque nous ne sommes plus amis. Daniel, mon ami d’enfance me manque terriblement, c’est vraiment dommage que je sois tombé amoureux de la jeune fille qu’il courtisait, la belle Amélie. Il ne m’a jamais pardonné de lui avoir volé le cœur de sa dulcinée, je me souviens qu’en apprenant la nouvelle il est entré dans une colère noire me traitant de tous les noms et me maudissant…Oui, je me souviens soudain qu’il me maudit ce jour là, juste avant de partir en Afrique, terre des sorciers. Qu’avait-il dit ? Je ne m’en souviens plus, ces transportations m’épuisent et me donnent des migraines. Je me lève pour rentrer chez moi, après une nuit de sommeil j’y verrai peut-être plus clair…Je suis inquiet, combien de voyages dans des corps étrangers vais-je encore entreprendre ? Combien de temps vont-ils durer ? Et surtout, ne vais-je pas un jour rester prisonnier d’un de ces corps ? Il fait froid en cette nuit de Janvier, je relève mon col et hâte le pas pour regagner ma demeure. "

made in Enriqueta

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L’impassible cliquetis de la vieille tondeuse mécanique me tire peu à peu des brumes du sommeil. Putain, pensé-je in petto, Claire aurait quand même pu me laisser dormir un peu plus.
Abattu, je reste un moment inerte sur le lit. J’aurais bien pris un fiacre noir pour m’éloigner de tout cela, même sans savoir où il m’emmenait!
Le poids de la méchante routine retombe comme une chape de plomb sur mes épaules. Le plus malsain des mauvais rêves n’est rien à côté. Le rêve est éphémère. La nuit suivante, c’est une autre vie dans un autre monde.
Ma réalité n’est que mesquine et maussade, mais j’y replonge chaque matin avec un peu plus de dégoût, comme on réintègrerait un corps lourd et douloureux après un voyage astral.
Je suis fatigué. La semaine a été difficile. Le boss avait mis la pression, avec cette campagne d’affichage qui avait pris du retard, les enjeux financiers, tout ça… On ne m’aurait pas pardonné un nouveau retard. J’y suis allé, hier samedi, j’ai bouclé la maquette, je suis rentré hagard à 23 heures, tremblant de tout le café et le tabac absorbé pour tenir, n’ayant avalé qu’un infâme sandwich de toute la journée.
Claire était furieuse. Non seulement je n’avais toujours pas tondu la pelouse, mais je l’avais plantée là la moitié du week-end, avec les gosses.
Ce matin, elle me le fait payer.

Comment les choses ont-elles pu basculer si vite ?
Claire si gaie, Claire si tendre.
On s’était installé dans la vie comme devant un bon café. Il suffirait d’être deux, de s’aimer, de croire en soi, d’avoir les mêmes idéaux. On allait s’impliquer, foncer, faire du bon travail, honnête, sincère, dans un job qui nous plait. Et le soir, les vacances, se retrouver, s’aimer, dans une maison qui nous ressemble.
Oui, ce devait être chaud et vivifiant comme une bonne tasse de café.

Et puis les coups bas. Cet univers de création, de jeunesse, cet univers de couleur en lequel j’avais cru, mon job, qui s’était avéré….
oui… c’est cela au fond, pestilentiel, retors, un univers de jalousie et de coups bas, un univers étouffant et glauque de méfiance où l’on perd son âme. Quand j’y pense, toutes ces années où je n’ai rien vu….mon lorgnon, où est mon lorgnon ? Cet univers clinquant comme une hideuse et grotesque guirlande clignotante.
Et ces traîtres, soit disants amis, mentors, collègues, associés, ou subalternes, peu importe, tous prêts au croche-patte, au guet-apens pour accroître leur position, prêts à vous immobiliser et à vous nuire…. Oh, par des moyens civilisés, quelques mots vicieux dits incidemment, des documents ou des informations qui se perdent, une manœuvre si subtile que bien malin saurait dire d’où elle part et qui elle vise… mais qui font autant de mal qu’un coup de gourdin à vous briser les tibias, ou de corne de rhinocéros dans la nuque, tant qu’on est dans l’absurde.
Et Claire, pauvre Claire, au lieu de m’aider, elle m’enfonce la tête sous l’eau, elle se noie avec moi…non, c’est pire, sans le réaliser elle cogne avec eux.

Je m’ébroue. J’ai un torticolis, une vague nausée, la tête dans un étau.
Un dimanche qui s’annonce fichu, même pas reposant. Je ne serai même pas moyennement en forme pour retourner dans l’arène lundi.

Et Claire, et les enfants. Et ces rêves, signaux d’alarme de plus en plus explicites. Plus besoin de lorgnon, je vois bien les choses, maintenant.

J’enfile un jean et un sweat. Je sors dans le jardin, m’interpose devant la vieille tondeuse mécanique, qui stoppe. Je dis : « Claire, viens t’asseoir sur le banc, il faut qu’on cause »

« Veux-tu que je parte ? Si tu ne me supportes plus, OK, je pars. Si c’est pour continuer ainsi, à quoi bon…
Veux-tu que je reste ? Alors, on arrête. On redevient humains, civilisés, tu ne me fais plus payer mes difficultés de la semaine. On se reparle, on se réécoute , tu es avec moi et moi avec toi, on efface tout et on recommence. »

made in Kimelia

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Soudain, j'ouvre les yeux, réveillée par le cliquetis transformé en sonnerie de réveil. Je suis dans mon lit ! Je regarde l'heure au réveil près de mon lit : 7 h 30 ! Vite, je dois me lever ! D'un bond, j'ouvre les rideaux et la fenêtre. Le soleil n'est pas encore levé lui, mais je dois me préparer. Car j'ai un rendez-vous très important aujourd'hui ! J'ai mal à la tête et la bouche pâteuse. Je vais aller prendre un bon café pour oublier mon cauchemar de cette nuit. Ce n'est pas la grande forme mais il me faut absolument sortir pour rencontrer les personnes avec qui j'ai rendez-vous à 9 heures. Je cherche mes habits. Que vais-je mettre ? Je choisis un chemisier bleu et un pantalon noir. Je prends également mon blouson de cuir noir car il fait encore frais. Je me maquille pendant cinq minutes pour effacer mon teint pâle et me coiffe. Je prends mon sac. Je n'ai rien oublié ? Je fais encore une fois le tour de la chambre et de la salle de bains. Je prends les clefs de la voiture sans oublier celles de la maison car je vais rentrer tard encore une fois. En route pour le bureau... Je fonce mais déjà les embouteillages me bloquent à l'entrée de la ville. Je regarde ma montre. Ouf ! je suis rassurée, j'arriverai à l'heure, j'ai pris de l'avance encore une fois... le café a fait son effet. Je me sens mieux maintenant en écoutant cette chanson que j'aime tant. Je mets l'autoradio plus fort. Pour préparer ma journée difficile, rien de mieux. C'est vraiment le premier cadeau de la journée. J'ai de la chance. Toute la journée, j'entendrai cet air et ces paroles qui me permettront de supporter cette réunion d'affaires avec ces personnes que je trouve ridicules, rigides et guindées. Mais, je ne peux pas faire autrement, il faut avancer dans la vie.

made in Elisabeth

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04 janvier 2008

Petit jeu entre nous.

Il te faut intégrer  les 10 mots ci-dessous dans un texte de ton choix.

MAUVAIS- ROUGE- LUMIERE- CANARD- PANOPLIE- BUREAU- CHRONIQUE- SIDONIE- LEVER- GOURDE

Petite difficulté ton texte devra commencer par "Il était une fois".

Tu peux envoyer ta composition par mail à ecritureartistique@neuf.fr ou la poster directement dans les commentaires!

A toi.

Version de Laudith

Il était une fois, une fille prénommée SIDONIE qui possédait une tenue de CANARD d'un MAUVAIS ROUGE qu'elle avait reçu en cadeau de noël dans une PANOPLIE, cadeau qu'elle avait d'ailleurs demandé un jour à son père, étant dans le BUREAU de celui-ci, s'étant brusquement LEVER de son fauteuil surpris par la demande de sa fille, le papa lui demanda pourquoi ce choix, en fait elle voulait vaincre la peur CHRONIQUE qu'elle avait des ces volatiles, depuis cette GOURDE se promenait sous la LUMIERE des réverbères de la rue ainsi déguisée, en poussant des "coin-coin" ce qui faisait rire tout le quartier.

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Version d'Elisabeth

Il était une fois un petit bout de femme qui ressemblait à Sidonie (du feuilleton Aglaé et Sidonie). Elle ressentait un malaise chronique quand elle restait seule chez elle. Elle décida un jour de retapisser sa salle à manger qui avait un ton trop vif à son goût. La couleur rouge des murs lui rappelait un mauvais rouge qu'elle avait bu un jour et qui l'avait rendue malade comme un chien. Elle décida de changer également la décoration de son bureau qui manquait de lumière. Le samedi, au lever du jour, elle pris sa voiture pour aller chez IKEA à la sortie de la ville où elle habitait. Elle se trouvait tellement gourde de n'avoir pas pensé à visiter ce magasin tout neuf dont elle avait reçu un catalogue dans sa boîte aux lettres il y a un mois. Elle se rendit donc ce jour là, un jour où il faisait un froid de canard, dans ce magasin dont ses amies lui avait vanté la renommée. Elle y trouverait sûrement une panoplie de belles choses qui feraient son bonheur. Elle était toute émerveillée en entrant dans ce grand magasin. Elle passait et repassait dans les rayons, et en effet, elle y trouva tout ce qu'elle désirait. Elle rentra chez elle satisfaite.

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Version de Laura

Il était une fois,
Un mauvais choix.

Rouge de honte
Dans la blanche
Lumière, elle
Regarde
Le canard qui nage
Alors qu’elle coule
Avec sa panoplie lourde
D’accessoires
De bureau ; chronique
De Sidonie la gourde
Qui est trop lasse
De se lever chaque
Matin pour vivre.

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Version Enriqueta

Il était une fois…
Aglaé était l’oie
Sidonie la cochonne
Il y avait aussi
Le canard saturnin
La petite Fifi
Dressant ses grandes nattes
Et toute la panoplie
Des souvenirs d’enfance
Je me souviens ici
Des visites de nounours
Au lever de ma vie
Chronique années soixante
Quand la boîte à lumière
S’appelait télévision
Point de rouge, de couleur
Le noir et blanc seulement
Et puis notre imagination
Pour les mauvais jeudis
De pluie ou bien de glace
Qu’il est doux ce voyage
Que je fais grâce à vous
Ecrivant ce poème
Penchée sur mon bureau
Penchée sur mon enfance
Grâce à ces quelques mots…

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Version Estelle

Il était une fois une belle plante qui avait la démarche d'un canard ,pourtant lorsqu'elle mettait ses dessous d'un rouge écarlate ,elle se transformait en la belle sidonie que désiraient tout les mâles de la région.
Une petite lumière douce éclairait son nid d'amour ,elle avait en plus de ses dessous un porte cigarette pour occuper sa bouche (sidonie n'embrassait jamais ses partenaires)et des talons aiguilles qui lui servaient d'arme lorsqu'un client devenait trop agressif
Cette panoplie ne la quittait jamais ,sauf un soir, se croyant en sécurité (elle acceptait les femmes aussi ) elle la déposa sur une petite table qui lui servait de bureau ,ce fut un mauvais choix ,un choix fatal
Le lendemain on pouvait lire dans toutes les chroniques,:LA GOURDE A ETE ASSASSINEE :tous les habitants ont eu pitié en voyant sa bouche ensanglantée ,et ses talons aiguilles plantés dans sa gorge .
Au lever du jour , la femme du maire avait trouvé ce même journal et y donna un coup de pied "bon débarras marmonna- t- elle tout bas" :mon mari ne découchera pus enfin!!