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17 janvier 2008

Mots & Photos en ligne (I)

Il te faut faire une photographie en rapport avec le mot LUMIERE

Ta photo par mail à ecritureartistique@neuf.fr  avant le 17 février 2008

 

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Six épanchements

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Mimi

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Lumière selon Ambroise
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L'Atelier Mots & Photos en quelques lignes...

Atelier Mots & Photos

 L’intervenant propose un mot, les participants doivent faire une photo qu'ils pensent être en rapport avec le mot. Ils communiquent leurs photos puis réagissent aux photos des autres.

Atelier en ligne-

11 janvier 2008

Le jeu de la nouvelle

Le jeu de la nouvelle commence. [Un Fiacre Noir, nouvelle tirée du recueil Matin de Chien de Rose d'Ambroise et Bernadette Revoux].

J’ouvre les yeux…J’aperçois dans un léger flou cette effroyable guirlande clignotante en face de moi…. J’émerge doucement … Autour de moi, une foule s’agite… Des formes indistinctes.
Mon lorgnon, où est mon lorgnon ?
Je repense à cet endroit glauque où les âmes viennent se perdre… Je peux encore ressentir l’étrange atmosphère qui s’y déverse, une lourdeur pesante qui vient se mélanger à  une odeur pestilentielle de sardines en décomposition. Là-bas les âmes noient leur chagrin dans toutes sortes de spiritueux et finissent par se déverser dans les bidets des toilettes. J’ai du mal à bouger mes jambes… Que se passe-t-il ?
Je voulais juste méditer devant un bon café… Et je me retrouve là, gisant au sol devant cette bande de freluquets agités !
J’enfile mon lorgnon que je viens de retrouver dans la poche intérieure de mon trench, je vois mieux… Et je constate avec horreur que je me trouve toujours dans cet endroit. Comme pris au piège dans une errance qui me pousse à présent vers la folie…
Je ne peux pas bouger mes jambes… J’ouvre la bouche… Je crie, j’appelle, aucuns sons… Les autres me regardent comme si j’étais une bête de cirque victime de la stupidité dite humaine.
J’enrage de l’intérieur…
L’un deux s’approche de moi, une corne de rhinocéros dans sa main gauche… Je voudrais me lever, m’enfuir….
Et puis plus rien….
Juste un fiacre noir qui s’éloigne dans un impassible cliquetis.

A toi... [Imaginer une suite, l'envoyer à ecritureartistique@neuf.fr ou l'écrire dans les commentaires. !]

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"Une horloge sonne lugubrement les douze coups de minuit, un vertige s’empare de moi et je me retrouve à nouveau dans mon propre corps. Ma tasse de café est froide, je ne l’ai pas bu. Je vois au fond du bar le pauvre poisson qui, pendant quelques instants a abrité mon esprit. Mon absence a duré une demi-heure, les transportations durent de plus en plus longtemps et sont toujours des moments particulièrement angoissants. Je suis de plus en plus inquiet, à quoi cela me sert-il d’être dans le corps d’un autre être vivant ? A chaque fois je n’arrive même pas à comprendre que j’ai changé de corps, je ne fais qu’avoir peur et souffrir. J’ai déjà été successivement un cafard, une mouche, un moineau et aujourd’hui un poisson. J’aimerais pouvoir discuter de ce qui m’arrive à quelqu’un mais je ne vois pas à qui, si j’en parle à ma famille ils me prendront pour un fou et me feront enfermer dans un asile, si j’en parle à ma fiancée Amélie elle prendra peur et voudra rompre nos fiançailles et je ne peux plus en parler à Daniel puisque nous ne sommes plus amis. Daniel, mon ami d’enfance me manque terriblement, c’est vraiment dommage que je sois tombé amoureux de la jeune fille qu’il courtisait, la belle Amélie. Il ne m’a jamais pardonné de lui avoir volé le cœur de sa dulcinée, je me souviens qu’en apprenant la nouvelle il est entré dans une colère noire me traitant de tous les noms et me maudissant…Oui, je me souviens soudain qu’il me maudit ce jour là, juste avant de partir en Afrique, terre des sorciers. Qu’avait-il dit ? Je ne m’en souviens plus, ces transportations m’épuisent et me donnent des migraines. Je me lève pour rentrer chez moi, après une nuit de sommeil j’y verrai peut-être plus clair…Je suis inquiet, combien de voyages dans des corps étrangers vais-je encore entreprendre ? Combien de temps vont-ils durer ? Et surtout, ne vais-je pas un jour rester prisonnier d’un de ces corps ? Il fait froid en cette nuit de Janvier, je relève mon col et hâte le pas pour regagner ma demeure. "

made in Enriqueta

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L’impassible cliquetis de la vieille tondeuse mécanique me tire peu à peu des brumes du sommeil. Putain, pensé-je in petto, Claire aurait quand même pu me laisser dormir un peu plus.
Abattu, je reste un moment inerte sur le lit. J’aurais bien pris un fiacre noir pour m’éloigner de tout cela, même sans savoir où il m’emmenait!
Le poids de la méchante routine retombe comme une chape de plomb sur mes épaules. Le plus malsain des mauvais rêves n’est rien à côté. Le rêve est éphémère. La nuit suivante, c’est une autre vie dans un autre monde.
Ma réalité n’est que mesquine et maussade, mais j’y replonge chaque matin avec un peu plus de dégoût, comme on réintègrerait un corps lourd et douloureux après un voyage astral.
Je suis fatigué. La semaine a été difficile. Le boss avait mis la pression, avec cette campagne d’affichage qui avait pris du retard, les enjeux financiers, tout ça… On ne m’aurait pas pardonné un nouveau retard. J’y suis allé, hier samedi, j’ai bouclé la maquette, je suis rentré hagard à 23 heures, tremblant de tout le café et le tabac absorbé pour tenir, n’ayant avalé qu’un infâme sandwich de toute la journée.
Claire était furieuse. Non seulement je n’avais toujours pas tondu la pelouse, mais je l’avais plantée là la moitié du week-end, avec les gosses.
Ce matin, elle me le fait payer.

Comment les choses ont-elles pu basculer si vite ?
Claire si gaie, Claire si tendre.
On s’était installé dans la vie comme devant un bon café. Il suffirait d’être deux, de s’aimer, de croire en soi, d’avoir les mêmes idéaux. On allait s’impliquer, foncer, faire du bon travail, honnête, sincère, dans un job qui nous plait. Et le soir, les vacances, se retrouver, s’aimer, dans une maison qui nous ressemble.
Oui, ce devait être chaud et vivifiant comme une bonne tasse de café.

Et puis les coups bas. Cet univers de création, de jeunesse, cet univers de couleur en lequel j’avais cru, mon job, qui s’était avéré….
oui… c’est cela au fond, pestilentiel, retors, un univers de jalousie et de coups bas, un univers étouffant et glauque de méfiance où l’on perd son âme. Quand j’y pense, toutes ces années où je n’ai rien vu….mon lorgnon, où est mon lorgnon ? Cet univers clinquant comme une hideuse et grotesque guirlande clignotante.
Et ces traîtres, soit disants amis, mentors, collègues, associés, ou subalternes, peu importe, tous prêts au croche-patte, au guet-apens pour accroître leur position, prêts à vous immobiliser et à vous nuire…. Oh, par des moyens civilisés, quelques mots vicieux dits incidemment, des documents ou des informations qui se perdent, une manœuvre si subtile que bien malin saurait dire d’où elle part et qui elle vise… mais qui font autant de mal qu’un coup de gourdin à vous briser les tibias, ou de corne de rhinocéros dans la nuque, tant qu’on est dans l’absurde.
Et Claire, pauvre Claire, au lieu de m’aider, elle m’enfonce la tête sous l’eau, elle se noie avec moi…non, c’est pire, sans le réaliser elle cogne avec eux.

Je m’ébroue. J’ai un torticolis, une vague nausée, la tête dans un étau.
Un dimanche qui s’annonce fichu, même pas reposant. Je ne serai même pas moyennement en forme pour retourner dans l’arène lundi.

Et Claire, et les enfants. Et ces rêves, signaux d’alarme de plus en plus explicites. Plus besoin de lorgnon, je vois bien les choses, maintenant.

J’enfile un jean et un sweat. Je sors dans le jardin, m’interpose devant la vieille tondeuse mécanique, qui stoppe. Je dis : « Claire, viens t’asseoir sur le banc, il faut qu’on cause »

« Veux-tu que je parte ? Si tu ne me supportes plus, OK, je pars. Si c’est pour continuer ainsi, à quoi bon…
Veux-tu que je reste ? Alors, on arrête. On redevient humains, civilisés, tu ne me fais plus payer mes difficultés de la semaine. On se reparle, on se réécoute , tu es avec moi et moi avec toi, on efface tout et on recommence. »

made in Kimelia

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Soudain, j'ouvre les yeux, réveillée par le cliquetis transformé en sonnerie de réveil. Je suis dans mon lit ! Je regarde l'heure au réveil près de mon lit : 7 h 30 ! Vite, je dois me lever ! D'un bond, j'ouvre les rideaux et la fenêtre. Le soleil n'est pas encore levé lui, mais je dois me préparer. Car j'ai un rendez-vous très important aujourd'hui ! J'ai mal à la tête et la bouche pâteuse. Je vais aller prendre un bon café pour oublier mon cauchemar de cette nuit. Ce n'est pas la grande forme mais il me faut absolument sortir pour rencontrer les personnes avec qui j'ai rendez-vous à 9 heures. Je cherche mes habits. Que vais-je mettre ? Je choisis un chemisier bleu et un pantalon noir. Je prends également mon blouson de cuir noir car il fait encore frais. Je me maquille pendant cinq minutes pour effacer mon teint pâle et me coiffe. Je prends mon sac. Je n'ai rien oublié ? Je fais encore une fois le tour de la chambre et de la salle de bains. Je prends les clefs de la voiture sans oublier celles de la maison car je vais rentrer tard encore une fois. En route pour le bureau... Je fonce mais déjà les embouteillages me bloquent à l'entrée de la ville. Je regarde ma montre. Ouf ! je suis rassurée, j'arriverai à l'heure, j'ai pris de l'avance encore une fois... le café a fait son effet. Je me sens mieux maintenant en écoutant cette chanson que j'aime tant. Je mets l'autoradio plus fort. Pour préparer ma journée difficile, rien de mieux. C'est vraiment le premier cadeau de la journée. J'ai de la chance. Toute la journée, j'entendrai cet air et ces paroles qui me permettront de supporter cette réunion d'affaires avec ces personnes que je trouve ridicules, rigides et guindées. Mais, je ne peux pas faire autrement, il faut avancer dans la vie.

made in Elisabeth

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08 janvier 2008

Imaginer la SUITE...

IMAGINER LA SUITE- LE JEU DE LA NOUVELLE

-Un début de nouvelle, plusieurs directions-

Le principe est simple, il te suffit d'imaginer la suite d'une nouvelle. Chaque mois, un début de nouvelle est mise en ligne sur le blog, à toi d'imaginer une suite et de l'envoyer à ecritureartistique@neuf.fr ou de l'écrire dans les commentaires.

Tu peux également proposer un début de nouvelle par e-mail uniquement à ecritureartistique@neuf.fr .

 

04 janvier 2008

Petit jeu entre nous.

Il te faut intégrer  les 10 mots ci-dessous dans un texte de ton choix.

MAUVAIS- ROUGE- LUMIERE- CANARD- PANOPLIE- BUREAU- CHRONIQUE- SIDONIE- LEVER- GOURDE

Petite difficulté ton texte devra commencer par "Il était une fois".

Tu peux envoyer ta composition par mail à ecritureartistique@neuf.fr ou la poster directement dans les commentaires!

A toi.

Version de Laudith

Il était une fois, une fille prénommée SIDONIE qui possédait une tenue de CANARD d'un MAUVAIS ROUGE qu'elle avait reçu en cadeau de noël dans une PANOPLIE, cadeau qu'elle avait d'ailleurs demandé un jour à son père, étant dans le BUREAU de celui-ci, s'étant brusquement LEVER de son fauteuil surpris par la demande de sa fille, le papa lui demanda pourquoi ce choix, en fait elle voulait vaincre la peur CHRONIQUE qu'elle avait des ces volatiles, depuis cette GOURDE se promenait sous la LUMIERE des réverbères de la rue ainsi déguisée, en poussant des "coin-coin" ce qui faisait rire tout le quartier.

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Version d'Elisabeth

Il était une fois un petit bout de femme qui ressemblait à Sidonie (du feuilleton Aglaé et Sidonie). Elle ressentait un malaise chronique quand elle restait seule chez elle. Elle décida un jour de retapisser sa salle à manger qui avait un ton trop vif à son goût. La couleur rouge des murs lui rappelait un mauvais rouge qu'elle avait bu un jour et qui l'avait rendue malade comme un chien. Elle décida de changer également la décoration de son bureau qui manquait de lumière. Le samedi, au lever du jour, elle pris sa voiture pour aller chez IKEA à la sortie de la ville où elle habitait. Elle se trouvait tellement gourde de n'avoir pas pensé à visiter ce magasin tout neuf dont elle avait reçu un catalogue dans sa boîte aux lettres il y a un mois. Elle se rendit donc ce jour là, un jour où il faisait un froid de canard, dans ce magasin dont ses amies lui avait vanté la renommée. Elle y trouverait sûrement une panoplie de belles choses qui feraient son bonheur. Elle était toute émerveillée en entrant dans ce grand magasin. Elle passait et repassait dans les rayons, et en effet, elle y trouva tout ce qu'elle désirait. Elle rentra chez elle satisfaite.

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Version de Laura

Il était une fois,
Un mauvais choix.

Rouge de honte
Dans la blanche
Lumière, elle
Regarde
Le canard qui nage
Alors qu’elle coule
Avec sa panoplie lourde
D’accessoires
De bureau ; chronique
De Sidonie la gourde
Qui est trop lasse
De se lever chaque
Matin pour vivre.

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Version Enriqueta

Il était une fois…
Aglaé était l’oie
Sidonie la cochonne
Il y avait aussi
Le canard saturnin
La petite Fifi
Dressant ses grandes nattes
Et toute la panoplie
Des souvenirs d’enfance
Je me souviens ici
Des visites de nounours
Au lever de ma vie
Chronique années soixante
Quand la boîte à lumière
S’appelait télévision
Point de rouge, de couleur
Le noir et blanc seulement
Et puis notre imagination
Pour les mauvais jeudis
De pluie ou bien de glace
Qu’il est doux ce voyage
Que je fais grâce à vous
Ecrivant ce poème
Penchée sur mon bureau
Penchée sur mon enfance
Grâce à ces quelques mots…

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Version Estelle

Il était une fois une belle plante qui avait la démarche d'un canard ,pourtant lorsqu'elle mettait ses dessous d'un rouge écarlate ,elle se transformait en la belle sidonie que désiraient tout les mâles de la région.
Une petite lumière douce éclairait son nid d'amour ,elle avait en plus de ses dessous un porte cigarette pour occuper sa bouche (sidonie n'embrassait jamais ses partenaires)et des talons aiguilles qui lui servaient d'arme lorsqu'un client devenait trop agressif
Cette panoplie ne la quittait jamais ,sauf un soir, se croyant en sécurité (elle acceptait les femmes aussi ) elle la déposa sur une petite table qui lui servait de bureau ,ce fut un mauvais choix ,un choix fatal
Le lendemain on pouvait lire dans toutes les chroniques,:LA GOURDE A ETE ASSASSINEE :tous les habitants ont eu pitié en voyant sa bouche ensanglantée ,et ses talons aiguilles plantés dans sa gorge .
Au lever du jour , la femme du maire avait trouvé ce même journal et y donna un coup de pied "bon débarras marmonna- t- elle tout bas" :mon mari ne découchera pus enfin!!

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