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11 janvier 2008
Le jeu de la nouvelle
Le jeu de la nouvelle commence. [Un Fiacre Noir, nouvelle tirée du recueil Matin de Chien de Rose d'Ambroise et Bernadette Revoux].
J’ouvre les yeux…J’aperçois dans un léger flou cette effroyable guirlande clignotante en face de moi…. J’émerge doucement … Autour de moi, une foule s’agite… Des formes indistinctes.
Mon lorgnon, où est mon lorgnon ?
Je repense à cet endroit glauque où les âmes viennent se perdre… Je peux encore ressentir l’étrange atmosphère qui s’y déverse, une lourdeur pesante qui vient se mélanger à une odeur pestilentielle de sardines en décomposition. Là-bas les âmes noient leur chagrin dans toutes sortes de spiritueux et finissent par se déverser dans les bidets des toilettes. J’ai du mal à bouger mes jambes… Que se passe-t-il ?
Je voulais juste méditer devant un bon café… Et je me retrouve là, gisant au sol devant cette bande de freluquets agités !
J’enfile mon lorgnon que je viens de retrouver dans la poche intérieure de mon trench, je vois mieux… Et je constate avec horreur que je me trouve toujours dans cet endroit. Comme pris au piège dans une errance qui me pousse à présent vers la folie…
Je ne peux pas bouger mes jambes… J’ouvre la bouche… Je crie, j’appelle, aucuns sons… Les autres me regardent comme si j’étais une bête de cirque victime de la stupidité dite humaine.
J’enrage de l’intérieur…
L’un deux s’approche de moi, une corne de rhinocéros dans sa main gauche… Je voudrais me lever, m’enfuir….
Et puis plus rien….
Juste un fiacre noir qui s’éloigne dans un impassible cliquetis.
A toi... [Imaginer une suite, l'envoyer à ecritureartistique@neuf.fr ou l'écrire dans les commentaires. !]
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"Une horloge sonne lugubrement les douze coups de minuit, un vertige s’empare de moi et je me retrouve à nouveau dans mon propre corps. Ma tasse de café est froide, je ne l’ai pas bu. Je vois au fond du bar le pauvre poisson qui, pendant quelques instants a abrité mon esprit. Mon absence a duré une demi-heure, les transportations durent de plus en plus longtemps et sont toujours des moments particulièrement angoissants. Je suis de plus en plus inquiet, à quoi cela me sert-il d’être dans le corps d’un autre être vivant ? A chaque fois je n’arrive même pas à comprendre que j’ai changé de corps, je ne fais qu’avoir peur et souffrir. J’ai déjà été successivement un cafard, une mouche, un moineau et aujourd’hui un poisson. J’aimerais pouvoir discuter de ce qui m’arrive à quelqu’un mais je ne vois pas à qui, si j’en parle à ma famille ils me prendront pour un fou et me feront enfermer dans un asile, si j’en parle à ma fiancée Amélie elle prendra peur et voudra rompre nos fiançailles et je ne peux plus en parler à Daniel puisque nous ne sommes plus amis. Daniel, mon ami d’enfance me manque terriblement, c’est vraiment dommage que je sois tombé amoureux de la jeune fille qu’il courtisait, la belle Amélie. Il ne m’a jamais pardonné de lui avoir volé le cœur de sa dulcinée, je me souviens qu’en apprenant la nouvelle il est entré dans une colère noire me traitant de tous les noms et me maudissant…Oui, je me souviens soudain qu’il me maudit ce jour là, juste avant de partir en Afrique, terre des sorciers. Qu’avait-il dit ? Je ne m’en souviens plus, ces transportations m’épuisent et me donnent des migraines. Je me lève pour rentrer chez moi, après une nuit de sommeil j’y verrai peut-être plus clair…Je suis inquiet, combien de voyages dans des corps étrangers vais-je encore entreprendre ? Combien de temps vont-ils durer ? Et surtout, ne vais-je pas un jour rester prisonnier d’un de ces corps ? Il fait froid en cette nuit de Janvier, je relève mon col et hâte le pas pour regagner ma demeure. "
____________________________
L’impassible cliquetis de la vieille tondeuse mécanique me tire peu à peu des brumes du sommeil. Putain, pensé-je in petto, Claire aurait quand même pu me laisser dormir un peu plus.
Abattu, je reste un moment inerte sur le lit. J’aurais bien pris un fiacre noir pour m’éloigner de tout cela, même sans savoir où il m’emmenait!
Le poids de la méchante routine retombe comme une chape de plomb sur mes épaules. Le plus malsain des mauvais rêves n’est rien à côté. Le rêve est éphémère. La nuit suivante, c’est une autre vie dans un autre monde.
Ma réalité n’est que mesquine et maussade, mais j’y replonge chaque matin avec un peu plus de dégoût, comme on réintègrerait un corps lourd et douloureux après un voyage astral.
Je suis fatigué. La semaine a été difficile. Le boss avait mis la pression, avec cette campagne d’affichage qui avait pris du retard, les enjeux financiers, tout ça… On ne m’aurait pas pardonné un nouveau retard. J’y suis allé, hier samedi, j’ai bouclé la maquette, je suis rentré hagard à 23 heures, tremblant de tout le café et le tabac absorbé pour tenir, n’ayant avalé qu’un infâme sandwich de toute la journée.
Claire était furieuse. Non seulement je n’avais toujours pas tondu la pelouse, mais je l’avais plantée là la moitié du week-end, avec les gosses.
Ce matin, elle me le fait payer.
Comment les choses ont-elles pu basculer si vite ?
Claire si gaie, Claire si tendre.
On s’était installé dans la vie comme devant un bon café. Il suffirait d’être deux, de s’aimer, de croire en soi, d’avoir les mêmes idéaux. On allait s’impliquer, foncer, faire du bon travail, honnête, sincère, dans un job qui nous plait. Et le soir, les vacances, se retrouver, s’aimer, dans une maison qui nous ressemble.
Oui, ce devait être chaud et vivifiant comme une bonne tasse de café.
Et puis les coups bas. Cet univers de création, de jeunesse, cet univers de couleur en lequel j’avais cru, mon job, qui s’était avéré….
oui… c’est cela au fond, pestilentiel, retors, un univers de jalousie et de coups bas, un univers étouffant et glauque de méfiance où l’on perd son âme. Quand j’y pense, toutes ces années où je n’ai rien vu….mon lorgnon, où est mon lorgnon ? Cet univers clinquant comme une hideuse et grotesque guirlande clignotante.
Et ces traîtres, soit disants amis, mentors, collègues, associés, ou subalternes, peu importe, tous prêts au croche-patte, au guet-apens pour accroître leur position, prêts à vous immobiliser et à vous nuire…. Oh, par des moyens civilisés, quelques mots vicieux dits incidemment, des documents ou des informations qui se perdent, une manœuvre si subtile que bien malin saurait dire d’où elle part et qui elle vise… mais qui font autant de mal qu’un coup de gourdin à vous briser les tibias, ou de corne de rhinocéros dans la nuque, tant qu’on est dans l’absurde.
Et Claire, pauvre Claire, au lieu de m’aider, elle m’enfonce la tête sous l’eau, elle se noie avec moi…non, c’est pire, sans le réaliser elle cogne avec eux.
Je m’ébroue. J’ai un torticolis, une vague nausée, la tête dans un étau.
Un dimanche qui s’annonce fichu, même pas reposant. Je ne serai même pas moyennement en forme pour retourner dans l’arène lundi.
Et Claire, et les enfants. Et ces rêves, signaux d’alarme de plus en plus explicites. Plus besoin de lorgnon, je vois bien les choses, maintenant.
J’enfile un jean et un sweat. Je sors dans le jardin, m’interpose devant la vieille tondeuse mécanique, qui stoppe. Je dis : « Claire, viens t’asseoir sur le banc, il faut qu’on cause »
« Veux-tu que je parte ? Si tu ne me supportes plus, OK, je pars. Si c’est pour continuer ainsi, à quoi bon…
Veux-tu que je reste ? Alors, on arrête. On redevient humains, civilisés, tu ne me fais plus payer mes difficultés de la semaine. On se reparle, on se réécoute , tu es avec moi et moi avec toi, on efface tout et on recommence. »
_________________
Soudain, j'ouvre les yeux, réveillée par le cliquetis transformé en sonnerie de réveil. Je suis dans mon lit ! Je regarde l'heure au réveil près de mon lit : 7 h 30 ! Vite, je dois me lever ! D'un bond, j'ouvre les rideaux et la fenêtre. Le soleil n'est pas encore levé lui, mais je dois me préparer. Car j'ai un rendez-vous très important aujourd'hui ! J'ai mal à la tête et la bouche pâteuse. Je vais aller prendre un bon café pour oublier mon cauchemar de cette nuit. Ce n'est pas la grande forme mais il me faut absolument sortir pour rencontrer les personnes avec qui j'ai rendez-vous à 9 heures. Je cherche mes habits. Que vais-je mettre ? Je choisis un chemisier bleu et un pantalon noir. Je prends également mon blouson de cuir noir car il fait encore frais. Je me maquille pendant cinq minutes pour effacer mon teint pâle et me coiffe. Je prends mon sac. Je n'ai rien oublié ? Je fais encore une fois le tour de la chambre et de la salle de bains. Je prends les clefs de la voiture sans oublier celles de la maison car je vais rentrer tard encore une fois. En route pour le bureau... Je fonce mais déjà les embouteillages me bloquent à l'entrée de la ville. Je regarde ma montre. Ouf ! je suis rassurée, j'arriverai à l'heure, j'ai pris de l'avance encore une fois... le café a fait son effet. Je me sens mieux maintenant en écoutant cette chanson que j'aime tant. Je mets l'autoradio plus fort. Pour préparer ma journée difficile, rien de mieux. C'est vraiment le premier cadeau de la journée. J'ai de la chance. Toute la journée, j'entendrai cet air et ces paroles qui me permettront de supporter cette réunion d'affaires avec ces personnes que je trouve ridicules, rigides et guindées. Mais, je ne peux pas faire autrement, il faut avancer dans la vie.
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10:30 Publié dans Imaginer la suite... | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : poésie, texte, nouvelle, littérature, jeux, mots





Commentaires
Je vais essayer...
Ecrit par : enriqueta | 11 janvier 2008
Est ce qu'il yaura differentes suites à ce meme texte ou faut il mettre la suite? une suite à chaque fois?
Je pose la question mais je pense qu'on mettra plusieurs suites a ce meme texte
bizz
'j'aime tout ces jeux qui combattent la rouille qui bloque
de temps en temps mes neuronnes lol (mais qu'est ce que je raconte là?°
BIZZ
Ecrit par : estelle | 12 janvier 2008
Est ce qu'il yaura differentes suites à ce meme texte ou faut il mettre la suite? une suite à chaque fois?
Je pose la question mais je pense qu'on mettra plusieurs suites a ce meme texte
bizz
'j'aime tout ces jeux qui combattent la rouille qui bloque
de temps en temps mes neuronnes lol (mais qu'est ce que je raconte là?°
BIZZ
Ecrit par : estelle | 12 janvier 2008
Estelle, en effet il y aura plusieurs suites. Disons qu'il y aura autant de suites que de participations.
Bon essai Enriqueta!
Ecrit par : Ambroise | 12 janvier 2008
ça y est j'ai envoyé mon mail.
Je vais faire de la pub pour ton jeu sur le blog des équipières.
Ecrit par : enriqueta | 12 janvier 2008
Voilà ta participation en ligne Enriqueta, merci. J'aime beaucoup l'idée que tu explores.
Ecrit par : Ambroise | 13 janvier 2008
Bah !!! j'ai du retard...... je reviendrai.
Ecrit par : elisabeth | 15 janvier 2008
Je réfléchis mais cela demande quand même pas mal de temps...
Ecrit par : elisabeth | 16 janvier 2008
L’impassible cliquetis de la vieille tondeuse mécanique me tire peu à peu des brumes du sommeil. Putain, pensé-je in petto, Claire aurait quand même pu me laisser dormir un peu plus.
Abattu, je reste un moment inerte sur le lit. J’aurais bien pris un fiacre noir pour m’éloigner de tout cela, même sans savoir où il m’emmenait!
Le poids de la méchante routine retombe comme une chape de plomb sur mes épaules. Le plus malsain des mauvais rêves n’est rien à côté. Le rêve est éphémère. La nuit suivante, c’est une autre vie dans un autre monde.
Ma réalité n’est que mesquine et maussade, mais j’y replonge chaque matin avec un peu plus de dégoût, comme on réintègrerait un corps lourd et douloureux après un voyage astral.
Je suis fatigué. La semaine a été difficile. Le boss avait mis la pression, avec cette campagne d’affichage qui avait pris du retard, les enjeux financiers, tout ça… On ne m’aurait pas pardonné un nouveau retard. J’y suis allé, hier samedi, j’ai bouclé la maquette, je suis rentré hagard à 23 heures, tremblant de tout le café et le tabac absorbé pour tenir, n’ayant avalé qu’un infâme sandwich de toute la journée.
Claire était furieuse. Non seulement je n’avais toujours pas tondu la pelouse, mais je l’avais plantée là la moitié du week-end, avec les gosses.
Ce matin, elle me le fait payer.
Comment les choses ont-elles pu basculer si vite ?
Claire si gaie, Claire si tendre.
On s’était installé dans la vie comme devant un bon café. Il suffirait d’être deux, de s’aimer, de croire en soi, d’avoir les mêmes idéaux. On allait s’impliquer, foncer, faire du bon travail, honnête, sincère, dans un job qui nous plait. Et le soir, les vacances, se retrouver, s’aimer, dans une maison qui nous ressemble.
Oui, ce devait être chaud et vivifiant comme une bonne tasse de café.
Et puis les coups bas. Cet univers de création, de jeunesse, cet univers de couleur en lequel j’avais cru, mon job, qui s’était avéré….
oui… c’est cela au fond, pestilentiel, retors, un univers de jalousie et de coups bas, un univers étouffant et glauque de méfiance où l’on perd son âme. Quand j’y pense, toutes ces années où je n’ai rien vu….mon lorgnon, où est mon lorgnon ? Cet univers clinquant comme une hideuse et grotesque guirlande clignotante.
Et ces traîtres, soit disants amis, mentors, collègues, associés, ou subalternes, peu importe, tous prêts au croche-patte, au guet-apens pour accroître leur position, prêts à vous immobiliser et à vous nuire…. Oh, par des moyens civilisés, quelques mots vicieux dits incidemment, des documents ou des informations qui se perdent, une manœuvre si subtile que bien malin saurait dire d’où elle part et qui elle vise… mais qui font autant de mal qu’un coup de gourdin à vous briser les tibias, ou de corne de rhinocéros dans la nuque, tant qu’on est dans l’absurde.
Et Claire, pauvre Claire, au lieu de m’aider, elle m’enfonce la tête sous l’eau, elle se noie avec moi…non, c’est pire, sans le réaliser elle cogne avec eux.
Je m’ébroue. J’ai un torticolis, une vague nausée, la tête dans un étau.
Un dimanche qui s’annonce fichu, même pas reposant. Je ne serai même pas moyennement en forme pour retourner dans l’arène lundi.
Et Claire, et les enfants. Et ces rêves, signaux d’alarme de plus en plus explicites. Plus besoin de lorgnon, je vois bien les choses, maintenant.
J’enfile un jean et un sweat. Je sors dans le jardin, m’interpose devant la vieille tondeuse mécanique, qui stoppe. Je dis : « Claire, viens t’asseoir sur le banc, il faut qu’on cause »
« Veux-tu que je parte ? Si tu ne me supportes plus, OK, je pars. Si c’est pour continuer ainsi, à quoi bon…
Veux-tu que je reste ? Alors, on arrête. On redevient humains, civilisés, tu ne me fais plus payer mes difficultés de la semaine. On se reparle, on se réécoute , tu es avec moi et moi avec toi, on efface tout et on recommence. »
Ecrit par : kimelia | 17 janvier 2008
Pas mal de temps, mais un exercice que vous appréciez j'espère ...
Imaginer la suite... titiller l'imagination.
Une imagination débordante Kimelia, bravo.
Ecrit par : Ambroise | 17 janvier 2008
Au fait, Ambroise, je t'ai commandé par mail ton livre MATIN DE CHIEN la semaine dernière mais as-tu reçu ma commande ? Je n'ai pas eu de réponse, ni d'accusé réception ?
Ecrit par : elisabeth | 22 janvier 2008
Bravo Kimélia! Belle participation!
Ecrit par : enriqueta | 22 janvier 2008
Ambroise : c'est à cette adresse que j'ai envoyé ma commande le 14 janvier à 12 h 17 : commande@ecritureartistique.fr .
Je viens de te la renvoyer encore..... Bises.
Ecrit par : elisabeth | 22 janvier 2008
Pas le temps en ce moment, trop de choses en cours...
BONNE JOURNEE
BISOUS
Ecrit par : Laura | 23 janvier 2008
Bah il se trouve que cette adresse ne marche pas.... Elisabeth. Tu peux l'envoyer a webmaster@ecritureartistique.fr.
Vraiment moi et les envois (par poste et mail...)
Pas de soucis Laura, le temps qui manque, et les choses qui nous tombent dessus....
Bien à vous.
Ecrit par : Ambroise | 24 janvier 2008
Voici enfin la suite imaginée à ce texte tiré de MATIN DE CHIEN (et non pas DE CHINE... j'avais fait une faute de frappe hi hi hi !)
"Soudain, j'ouvre les yeux, réveillée par le cliquetis transformé en sonnerie de réveil. Je suis dans mon lit ! Je regarde l'heure au réveil près de mon lit : 7 h 30 ! Vite, je dois me lever ! D'un bond, j'ouvre les rideaux et la fenêtre. Le soleil n'est pas encore levé lui, mais je dois me préparer. Car j'ai un rendez-vous très important aujourd'hui ! J'ai mal à la tête et la bouche pâteuse. Je vais aller prendre un bon café pour oublier mon cauchemar de cette nuit. Ce n'est pas la grande forme mais il me faut absolument sortir pour rencontrer les personnes avec qui j'ai rendez-vous à 9 heures. Je cherche mes habits. Que vais-je mettre ? Je choisis un chemisier bleu et un pantalon noir. Je prends également mon blouson de cuir noir car il fait encore frais. Je me maquille pendant cinq minutes pour effacer mon teint pâle et me coiffe. Je prends mon sac. Je n'ai rien oublié ? Je fais encore une fois le tour de la chambre et de la salle de bains. Je prends les clefs de la voiture sans oublier celles de la maison car je vais rentrer tard encore une fois. En route pour le bureau... Je fonce mais déjà les embouteillages me bloquent à l'entrée de la ville. Je regarde ma montre. Ouf ! je suis rassurée, j'arriverai à l'heure, j'ai pris de l'avance encore une fois... le café a fait son effet. Je me sens mieux maintenant en écoutant cette chanson que j'aime tant. Je mets l'autoradio plus fort. Pour préparer ma journée difficile, rien de mieux. C'est vraiment le premier cadeau de la journée. J'ai de la chance. Toute la journée, j'entendrai cet air et ces paroles qui me permettront de supporter cette réunion d'affaires avec ces personnes que je trouve ridicules, rigides et guindées. Mais, je ne peux pas faire autrement, il faut avancer dans la vie".
Ecrit par : elisabeth | 26 janvier 2008
J'aime beaucoup cette variante Elisabeth, l'euphorie des mots et ton esprit imaginatif entraînent une belle direction.
Bien à toi.
Ecrit par : Ambroise | 01 février 2008
Merci Ambroise, c'est un peu la vie au bureau, inspirée par mon expérience. Pas reçu à ce jour ton livre mais peut être la semaine prochaine... laposte est quelquefois en ralentissement imprévu comme internet il y a une heure...
Ecrit par : elisabeth | 02 février 2008
Une vie au bureau, tranche de vies...
Pour le livre je suis l'affaire de très près.
On se tient au courant.
Ecrit par : Ambroise | 03 février 2008
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