11 avril 2008

Mots & Photos en ligne (II)

Il te faut faire une photographie en rapport avec le mot FORÊT. [On a tous une forêt près de chez nous!]

Ta photo par mail à ecritureartistique@neuf.fr  avant le 18 mars 2008.

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Il s'agit de choisir la photo de votre choix (thème de la forêt) et d'écrire ce qu'elle vous inspire, ce qu'elle dégage. (Style de votre choix, texte 25 lignes maxi., ne pas utiliser le nom forêt.) 

Merci de préciser la photo et de poster votre composition dans les commentaires ou par mail à ecritureartistique@neuf.fr.

 

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Noisette

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Claude Vedder

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La photo de Bernadette Revoux inspire

 Elisabeth

Dans ce bois, j'ai connu tant de joies.
Nous allions passer de belles journées, tièdes et ensoleillés.
Il est bon de sentir l'odeur des feuilles mortes, tombées sous les grands arbres qui nous protègent des rayons trop chauds du soleil. Il est agréable de sentir le vent doux nous froler.
Pendant que les parents et les grands parents discutent, assis sur les relax autour de la table de pique-nique qui a été dressée pour le repas de midi, mon frère et moi construisons une cabane comme l'aurait certainement fait Robinson Crusoé... Il faut choisir de belles et grandes branches. Elles doivent être assez solides pour supporter le revêtement de feuilles que nous avons décidé de poser afin de rendre la cabane habitable et plus confortable.
Maman et papa nous disent que des sangliers passent ici la nuit venue et le jour quand ils chassent. Nous essayons de trouver des traces de leur passage sur le petit chemin encore humide par la pluie tombée en début de semaine.
De temps en temps, au loin, nous entendons le craquement de branchages. Nous pensons que ce sont eux qui passent en courant et nous nous avançons silencieusement afin de retrouver leurs traces. Mais, nous nous éloignons trop et maman nous crie de revenir....

et Enriqueta 

 Mon coeur sylvestre bat comme une darbouka
Dans la sensualité émeraude de la lumière
Qui s'enlace allanguie à l'ombre de mes songes
Mélodie des ramures dont le vent se joue espiègle
S'unissant aux murmures des heureux volatiles
Des racines aux cimes c'est la vie qui foisonne
Les branches et les troncs en douillets domiciles
Hirondelles ou pigeons, pic-verts ou colibris
Bavardage solitaire ou chorale qui gazouille
Rumeur du premier jour, bruissement vespéral
Un tapis de fougères, d'herbes et de fleurs sauvages
Bouquets aux teintes vives ou aux nuances subtiles
Chênes, platanes, érables aux écorces solides
Peupliers, saules ou ormes sous nos cieux langoureux
Caduques solennels et sapins ténébreux
Emerveillement des sens, sensations aériennes
Flore aux entêtants parfums des saisons éternelles.

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La photo de Stéphanie Muller inspire
Tout comme ces arbres
Mourir chaque seconde
Et chaque seconde une vie
Chaque vie un souffle
Chaque souffle une caresse
Chaque caresse un baiser
Chaque baiser un instant
Chaque instant une seconde
Chaque seconde une vie un souffle une caresse un baiser un instant une seconde
Chaque seconde une seconde
Rien de plus".
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Des arbres, ici et là un petit chemin, des traces de pas... On s'enfonce dans la profondeur de la nature. Photos et naturel, du vert, du jaune, du blanc, du brun...

 

24 mars 2008

Inspiration forestière

Il s'agit de choisir la photo de votre choix (thème de la forêt) et d'écrire ce qu'elle vous inspire, ce qu'elle dégage. (Style de votre choix, texte 25 lignes maxi., ne pas utiliser le nom forêt.) 

Merci de préciser la photo et de poster votre composition dans les commentaires ou par mail à ecritureartistique@neuf.fr.

"Une spiration forestière, comme une ballade virtuelle dans la nature. L'imagination du côté visuel. Observer et s'imaginer les bruits, les odeurs, les couleurs, les directions. Des mots qui s'ajoutent à d'autres mots. Des notions, des sensations".

 

16 mars 2008

Petit jeu entre nous [Semaine de la langue française]

Dans le cadre de la Semaine de la langue française, le ton est donné...

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Dialogue de sourds

- …
- Tu te souviens ?
- Oui.
- Je t’avais écrit ton Royaume ; femme aux pensées verticales, oiseau rieur qui, dans un vol jubilatoire, tire une passerelle entre les nuages de la vie des autres, un rhizome dédié au bonheur.
- …
- Là, je te vois et j’ai mal à ton visage.
- Laisse-moi.
- Non, je ne te laisserai pas ! Un oiseau rieur ça sait pas nager. Et…
- …
- Tu as dû beaucoup pleurer non ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- …
- Parce ce que tu t’es laissée apprivoiser, manquer de tact et de respect ?
- …
- Parce qu’ils se sont attablés au festin de tes fragilités, ces buveurs de larmes, essences aux palabres qui aspirent la boussole de l’humain vers l’orient.
- …
- Rien n’est grave, tu sais ? Reprend-toi.

Rémy

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Ô TOI !


O Toi ! Ô Toi ! Ô Toi !

J’aurai voulu trouver l’hardiesse de te tutoyer
Comme tu l’a fait d’emblée pour moi
J’aurai dû bousculer tout ce qui me fait foi
Au lieu de cela j’ai continué à te vouvoyer

J’aurai pu couper les sublimes élans
Jubilatoires de tes envies
Ternir un peu plus ta vie
T’empêchant d’exprimer tes sentiments

Et pourtant tu as eu le tact
De laisser pousser ces rhizomes
Sans point demander l’aumône
Pour établir entre nous un contact

Nous avons alors franchit une passerelle
Pour nous attabler en compagnie du bonheur
Avec nos deux corps et nos deux cœurs
Sur la mélodie sensuelle du plaisir charnel

Te vouvoyer n’était point de la condescendance
C’est depuis toujours mon rang qui me l’ordonne
J’aimerais aujourd’hui que tu me pardonnes
Hier tu es partie et j’aimerai régler mes créances

Je saurai apprivoiser le destin
Avoir comme seul point de repère ton visage
Accrocher le navire de mon amour sur ton rivage
Et éviter les palabres sans lendemain

Nord, Sud, Est, Ouest,
Point ne me sera nécessaire une boussole
Je suivrai le vol de la marivole
Pour partir sur le chemin de ta queste


Ton Serviteur

Le Maître du Manoir

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Une rencontre avec un lutin et un renard
Bonjour dit le lutin…
Bonjour, répondit le renard, qui se retourna mais ne vit rien.
Je suis là, dit la voix, sous l'arbre à PALABRE, passe la PASSERELLE et tu me verras,
Qui es-tu ?
Je suis le renard.
Viens jouer avec moi ? dit le lutin qui était triste.
Je ne puis jouer avec toi, dit le renard. Il faudrait m'APPRIVOISER !
Que signifie « apprivoiser » ? dit le lutin.
C'est une chose trop oubliée, dit le renard.
TOI tu n’es pas d'ici, que cherches-tu ? dit le renard
Je cherche les hommes dit le Lutin !
Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent.
Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre, dit le renard,
Tiens, je te donne ma BOUSSOLE dit le lutin tu es paumé,
Regarde ces RHIZOMES attention ça peut te faire tomber, dit le lutin
Puis le lutin revint à son idée:
Ma vie est monotone, je voudrais une vraie bouffée JUBILATOIRE comme j'aimerais en avoir plus souvent.
Tu es un homme de TACT dit le renard mais je n'ai pas besoin de toi…
Si dit le Lutin suis moi on va aller S'ATTABLER et manger un morceau.
Et quand l'heure du départ fut proche:
le renard prit son VISAGE dans ces mains et s'est mit a pleurer.

Noisette

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TOI, tu étais sous l'arbre à PALABRE, épluchant quelques RHIZOMES
De l'autre côté de la PASSERELLE, des enfants jouaient, dansaient et chantaient
Cette effervescence JUBILATOIRE fît naître sur mon VISAGE un sentiment de bonheur
Mes pensées se mirent à vagabonder....
Souvenirs....
J'avais un jour perdu la BOUSSOLE qui devait me ramener en France
C'est ainsi que je m'étais retrouvée sur cette île perdue
Les indigènes et moi avons appris à nous APPRIVOISER, cela s'était passé avec TACT
Je fus sortie de ma rêverie par le gong annonçant qu'il était temps de S'ATTABLER pour un bon repas

Monette

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Toi

Passerelle entre nos deux coeurs
Tes mains rythment notre temps
Le visage de l'amour pour horizon
Nous nous attablons au banquet du bonheur
Mon âme apprivoisée s'étonne encore
Mon corps porte encore les stigmates
Des profondes blessures du passé
Ta présence jubilatoire en boussole
Me voilà pélerin des chemins lumineux
Qui contiennent les rhizomes des fleurs de l'avenir
Avec tact tu guéris mes maux rebelles
Et nos palabres sensuelles font soupirer la nuit...

Enriqueta

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Il suffit d'apprivoiser le temps pour ne pas perdre la boussole de la vie.
Il faut agir avec tact pour ne pas se laisser emporter par la vitesse des heures qui défilent.
Chaque soir, je vais m'attabler et réfléchir avec toi du programme du lendemain.
Il suffit de jeter une passerelle entre ses désirs et la réalité, pour qui sait lire sur le visage des personnes croisées dans la journée, pour se rendre compte qu'il n'y a rien de jubilatoire dans ce monde.
Malgré tout, je ne me perdrai pas en palabres. Je ferai plutôt comme le rizhome des iris, je me glisserai sous la terre pour renaître plus loin.

Elisabeth

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Toi contre moi
Dans un échange jubilatoire
Visage
contre visage
Avec tact, attablés dans cette auberge
Dans l'attente de palabres inteminables
Véritables passerelles de notre amour
Toi contre moi
Visage contre visage
Attente d'un rhizome qui patiente
Rêvant peut être de racines interminables
D'une vie apprivoisée par les mains du jardinier
Nous, boussole dans la main
A la recherche du temps perdu.

Stéphanie Muller

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14 mars 2008

La Semaine de la Langue Française

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10 mots à découvrir, 10 mots à insérer. 10 jours autour de 10 mots, thème la rencontre. Et l'imagination de parcourir les esprits du 14 au 24 mars 2008.

site officiel: Semaine de la Langue Française / possibilité de participer à la chaîne des mots!

Ecriture Artistique organise un atelier d'écriture le mercredi 19 mars 2008 à partir de 15h à la Librairie Vents d'Est 6 rue Sédillot 67000 Strasbourg- entrée libre. L'occasion de jouer avec les 10 mots tout en écriture! info: ecritureartistique@neuf.fr.

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Pour l'occasion je vous propose d'imaginer 1 texte (prose, poésie) en intégrant les 10 mots de la Manifestation. APPRIVOISER- BOUSSOLE- JUBILATOIRE- PALABRE- PASSERELLE- RHIZOME- S'ATTABLER- TACT- TOI- VISAGE . Vous pouvez envoyer votre participation à ecritureartistique@neuf.fr ou la poster directement dans les commentaires.

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TOUJOURS ET ENCORE LE PRINTEMPS DES POETES

03 mars 2008

L'éloge de l'autre [10ème printemps des poètes]

Dans la cadre du 10ème Printemps des poètes, le ton est donné...

 

Il à l’envers : elle

« Il tourne, se retourne,
tourne en rond, tourne alentour..
à l’endroit, à l’envers,
allant vers elle..
Elle l’attend, à l’entournure,
elle se tend, elle prend tournure..
elle tourne autour, il la voit nue,
tous ses atours, il tombe des nues..

Elle dévêtue, vétuste souvenir,
décents dessous, et lui dessus,
devenir sourd aux bruits de la rue..
il ferme les rideaux,
comme elle fermait les yeux sur la jouissance à venir..
le plaisir s’élançait au delà de la peau,

Devenu sire, elle ingénue,
lui à genoux, fou de désir..
la reine offerte tient les rênes,
l’arène lui offrit la défaite.

Plaidoirie d’insatisfaits,
 plaies ouvertes,
doigts de fées recroquevillés..

Lassé du jour, il défait sa vie,
longs soupirs, et puis silence..


Il à l’envers : elle (II)

Il tourne, tourne en rond
cohabite avec ses souvenirs
soulevant les voiles,
saoul, le vent,
elle va venir le dévoiler..

Elle fuira avec lui son devenir,
fouillera en lui, à deux, venir..
elle sera son repentir,
il reprend d’elle, sans se mentir..
effusion, effet d’optique,
fusion d’aimés, sans plus d’effet..

Rythme hypnotique, tambour battant,
le temps lui cogne au tempes,
les draps trempés l’empêchent de fuir,
le ramènent à sa réalité,
souffle vital, corps alité..
ferme les yeux..
elle s’envole, s’évapore..

La porte s’ouvre sur un homme seul..
seuil de son lit, deuil de sa vie,
elle est partie.. il n’en peut plus..
elle est à part,
il après elle,
il n’est plus rien,
nous s’est éteint.. »


Cécile Favereaux

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Une perle rare
 
Tu es ce rayon qui s’échappe du soleil et qui chaque jour m’éclaire
Tu es cette force qui me pousse vers la lumière du savoir faire
Tu es le souffle de mes secondes qui me font respirer sur cette terre
Une perle rare sortie d’un diamant que la vie m’a généreusement offert

Ton intelligence survole chaque jour mon esprit sans jamais s’éloigner
Ta prudence enveloppe mon corps et me laisse atteindre une sérénité
Ta gentillesse dégage un parfum sur moi que les gens peuvent respirer
Ta générosité rempli les cœurs et donne l’espoir aux personnes désespérés

Ta semence à comblé mon être et a grandi pour m’offrir de beaux enfants
Ton regard contient chaque mot que j’écoute chaque jour inlassablement
Ta patience inonde mes gestes et mes pensées afin de d’avancer calmement
Ton sourire fait briller mes yeux et m’entraîne dans la joie incontestablement !

L’amour pour un homme qui a su tracer mon chemin en toute simplicité
Des sentiments pour un être qui a su m’apprendre à vivre avec fierté
Aucun adjectif n’est assez fort pour décrire la grandeur de ma moitié
Que dieu le protège et lui ouvre les portes du bonheur sans difficultés !

Corinne Lakhal

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Mille nuages d'argent,
Des rayons de soleil,
De pourpre et de diamant
Irradient mon sommeil.
 
Un homme habillé de lumière
M'a emmené au-delà des dunes,
Nous avons parlé des misères terrestres,
Vêtus d'un manteau de clair de lune.
 
Il n'y a plus de vrais sentiments ici-bas,
Son monde céleste tout entier me troubla,
Au flot d'harmonie, un chant d'amour vibra,
Qui sous une voûte de cristal m'emporta.
 
J'étais loin de notre monde de démence,
Il m'a fait découvrir sa magnificence,
Dans sa demeure, son trône de lumière,
Et ma place à ses côtés, auprès du Père.

Astride Risser

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Toi, mon mari

J’avais vingt ans, il y a trente ans ;
Dans un bal je l’ai rencontré,
Au premier regard j’ai su que c’était lui.
Au fil des jours l’amour c’est installé,
J’ai découvert l’homme, le paysan ;
Il m’a ouvert son cœur et sa vie,
Je m’y suis engouffrée,
Comme une jeune fille en fleur !
De nos amours naissants,
De nos amours, sont nés nos enfants ;
De nos amours restent quelques pleurs,
De nos amours nous avons la fierté.
Unis encore, j’espère pour longtemps,
Mon homme, mon amant,
Ensembles nous serons grands-parents,
Ensembles nous bravons le temps.
Malade je suis,
A mes cotés tu es resté,
Et je t’en remercie.
Unis à jamais pour l’éternité,
Mon homme, mon mari,
Sans qui la vie,
Ne serait que chaos et regrets,
Ne serait que tristesse et ennui,
Merci d’être là encore pour moi,
Toi l’homme qui a su me faire aimer la vie,
Toi l’homme pour qui, si je pouvais, j’offrirais mes plus beaux attraits,
Toi l’homme avec qui l’existence reste une joie

Laurence

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Je me promène seule dans la forêt,
La tempête hurle aux arbres dénudés.
J'ai vu une sorcière qui volait,
J'étais toute émerveillée.
Je tremble, je tremble d'effroi !
Ne cherche pas à comprendre pourquoi,
je suis seule au milieu de cette forêt,
Les pieds dans la mousse et la rosée.
Juste un bonheur qui meurt un instant,
Il y a un silence, un silence saisissant.
Puis la pluie tombe lentement,
Juste le bonheur de cet instant.
C'est un rêve imaginaire,
J'en suis tombée par terre.
J'ai peur de ma douleur,
Je partage mes craintes, mes peurs.
J'imagine un monde au loin,
Personne ne verrait mon chagrin.

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J'ai une amie virtuelle,
j'ai beaucoup d'affection pour elle,
Quand dans ma liste je la vois connecté,
Aussitôt ce sont des mots d'amitié,
Deux amies qui rient ensemble,
Deux amies qui se ressemblent.
Toujours les mêmes pensées,
Cette amitié est devenue une complicité...
Nous partagions nos peines nos joies...
Je n'oublierai pas ce qu'elle fait pour moi..
Avec elle, je me suis défoulée...
Nous avons bien rigolé.
Elle est surprenante..
Je dirais même délirante,
Une amie s'est sacré
Il faut en abuser car elle s'ennuierait.
Et nous rigolons encore et encore,
C'est pour ça que je l'adore.

Noisette

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« Je suis l’autre »
Ecrivait Gérard de Nerval
Sous un de ses portraits
« Je est un autre »
Disait Arthur Rimbaud
« Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère! »
pour Baudelaire dans sa dédicace « Au lecteur » des FM

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L’autre pays

L’autre pays,
L’autre continent,
L’autre culture,
L’autre religion.
L’autre pays qui vous accueille
Quand l’autre pays, le vôtre vous rejette … sans avenir.
L’autre pays qui vous fait peur et vous captive
L’autre pays qui vous fait mal et vous enrichit
L’autre pays qui vous apprend l’autre
Que votre autre pays
Où vous devenez autre.

Laura

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Je n'ai pas eu à discuter
Ni à marchander
Ni à me mettre à genoux
Pour qu'il se fasse doux
Pour qu'il me dévoile sa tendresse
Sa tendresse qu'il cachait si bien
Sous son corps de vaut rien
Désirant que rien n'apparaisse
Sous son air de rien
Il cachait si bien
Un trésor de tendresse
Bien que rien n'apparaisse
Je ne me suis pas mise à genoux
Pour qu'il se fasse aussi doux
Le temps passe
Sans que je me lasse
De sa tendresse
De ses caresses.

Elisabeth

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LETTRE OUVERTE A UNE DEMOISELLE

Mademoiselle,

Je tins à vous remercier
De m’avoir accompagné
Tout au long du chemin
Par ce beau mois de juin

J’ai trouvé votre compagnie délicieuse
Et votre senteur si précieuse
Qu’elle ravit encore mes narines
Tant vous fûtes fine

Nous ne nous connaissions point
Mais quand mon destin le votre a rejoint
J’aurai voulu qu’il en fut ainsi pour la vie
Tellement votre personne m’éblouît

Vous et votre si jeune corps
Que j’ai contemplé de dehors
Alors que de dessous les vêtements
Il eut été si appétissant

Mais votre honneur
Mérite d’autant plus de valeur
Que par tous vos refus
Vous préservez votre vertu

Vous devez avoir bien des prétendants
Issus de tous les rangs
Car votre beauté sublime
Pour tous est unanime

J’aurais accepté tous les liens
J’aurais quitté tous les miens
Pour être le premier
A dévoiler vos charmes secrets

Vous n’avez point voulu faillir
Aux assauts de mes désirs
Alors je vous ai écrit
Ce que j’ai ressenti

Je tins une dernière fois
A vous exprimer ma joie
Par ces quelques vers
Qui je l’espère vous seront chers

Alors vous jeune Demoiselle
Qui êtes encore pucelle
Et dans la fleur de l’âge
Acceptez ces quelques hommages

Votre Serviteur

Le Maître du Manoir

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A mon ami.


Après m'avoir serré la main
L'ami se retourne une fois
Et jamais moins,

C'est un trésor que celui-là
Ses yeux accompagnent mes pas
Sa main se lève,

Son sourire est comme un jardin
Tandis que la soirée s'achève
Je me sens bien.

Aliscan

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L'autre comme un miroir qu'elle imagine
L'image qu'on ne veut pas voir
Celle que l'on préfère mettre de côté
L'autre fait des gestes qu'on critique
Alors quand secret idem se propage de son côté.
L'autre, relation complexe
Qui parfois s'efface pour laisser place au savoir
L'autre comme un miroir qu'elle imagine
L'autre que finalement elle désire
Pour une fusion, relation platonique
Confusion d'une relation au bout de l'envie.

Stéphanie Muller

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Le chant du nouveau monde :

Je chante ton regard si nouveau sur le monde
Toi qui tendis la main à celle qui avait fui
Ton corps est percussions et tes mains sans relâche
Rythment tous les instants qui jallonnent ta vie
Tu es fleuve tranquille quand je suis cataracte
Tu te fais tsunami quand mes envies s'endorment
Une énergie vitale circule de toi à moi
Tu es pôle positif pour chasser toutes mes peurs
Puis tu changes de rôle pour calmer mes ardeurs
Toi qui sait consoler chacun de mes chagrins
Et éclairer d'espoir tous nos beaux lendemains
Désir infatigable et tendresse infinie
Tu tempêtes parfois sans que j'en vois la cause
Tu es mon partenaire, mon soutien, mon épaule
Je te connais si peu mais déjà je le sens
Tu es mon essentiel et le roc de mon âme
La terre où j'ai choisi de bâtir ma demeure
Formidable pari sur une vie qui commence
Tu m'ouvres le portail d'un nouvel univers
De tes yeux malicieux tu chavires mon monde
Et puis avec délice je me plonge toute entière
Dans l'eau de ton regard bienvaillant et frondeur
Si différent du prince qui hantait ma mémoire
Si évident depuis que tu bouscules ma vie.

Enriqueta

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Eloge de l'autre par un autre

J’ai vu le regard de ton autre, tout à l’heure, et j’ai vu quelle fleur tu es ; fleur en terre au corps gracile, point rouge d’un horizon terni par le soleil, un coquelicot aux champs d’été.
J’ai vu le regard de l’autre, tout à l’heure, et j’ai vu quelle femme tu es ; vibration sensuelle au gré du vent de juin, pétale fragile distillé au vent des baladins, merveilleuse shakti.
J’ai vu votre regard, tout à l’heure, et j’ai vu quel ensemble vous êtes. J’étais con. C’était beau.

Rémy

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Au printemps - de son unité, à tout prendre ? Epouser ses aspérités, ses velléités, ses méandres et, en contrepoint, jusqu'à ses lèvres - descendre s'inspirer de sa température pour ciseler le t.e.m.p.s. & le mieux suspendre*.

Des baisers : lui donner, lui rendre [Imparfait, parfait, plus-que-parfait] n'importe comment - plus t.e.n.d.r.e. en mémoire de son exposé sur "Le cercle vertueux de la thermolyse" [à apprendre] dont il ressort que "l'Empire des Sens renait invariablement de ses** cendres".

S'agréger à son altérité puisqu'il est impossible de se déprendre de cette gémellité qui possède [s'éprendre par polarisation - que l'on soit à Paris, Besançon, Bordeaux ou dans les Flandres].

Pyrograver l'histoire de l'a.r.m.u.r.e. - qu'elle ignore fendre - quand d'autres, riant du verbatim de C.a.s.s.a.n.d.r.e., n'ont réussi qu'à se méprendre sur la p.u.l.s.a.t.i.o.n. qu'il est loisible, par devers les préventions du métal, d'entendre.

Avec l'aimable renfort :
* de Charles : http://www.perte-de-temps.com
** d'un drôle d'oiseau [exposé au Louvre] : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a4/Phenix...

Phoenix

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L'autre…


L'autre c'est mon double mon bel alter ego
Lorsqu'il est là le monde me paraît plus beau
Pour nous comprendre il n'est pas besoin de paroles
Juste ma tête que je pose sur son épaule

L'autre c'est l'ange chaque fois présent
Quand dans mes nuits les rêves sont méchants
Qui me rassure avec son beau sourire
Nage près de moi dans ma mer de délires

L'autre c'est aussi une partie de moi
Qui m'oxygène en élixir de joie
Et si soudain un jour il me quittait
Oui ! c'est certain je serais amputée

L'autre c'est un tout comment vous l'expliquer
Partage d'amour et de complicité
Nous regardons dans la même direction
Celle qui guide nos pas vers la passion


Edith Urbaniak

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